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 Charlie quitte sa chocolaterie pour la sorcelerie !

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MessageSujet: Charlie quitte sa chocolaterie pour la sorcelerie !   Dim 29 Juil - 22:46


feat ϟ Teresa Palmer, crédits
Charlie June Fitzgerald


“ vivre la vie en couleur, c'est le secret du bonheur „

nom prénoms: Fitzgerald, Charlie June âge: 16 ans anniversaire: sept février mille neuf cent quatre vingt seize origines: irlandaises orientation sexuelle: hétéro qui se pose des questions profession ou année d'études: 6ème année sorcier/ancien moldu/créature: sorcière nature du sang: pur connaît la magie depuis: toute petite possède une baguette: de façon légale épouvantard: l'obscurité qui l'entoure, le noir complet.


ϟ show me some magic !
Des rêves, j'en ai plein les yeux. Je ne crois pas qu'il y en ai un qui compte plus que les autres. Enfin peut être que si au final. Je pourrais souhaiter que mes parents se remettent ensembles mais non, ce n'est pas le cas. Beaucoup d'enfants ne le comprendraient pas. Moi je suis comme ça. S'ils ne sont plus ensembles, c'est qu'il y a une raison. Bien sûr, j'aimerais voir mon père plus souvent. Mais dans ce cas j'aimerais aussi avoir un cheval très grand, il serait brun avec une crinière noire. J'aimerais savoir voler sur un balais aussi mais ça c'est vraiment mal partit. J'aimerais voler au moins une fois dans ma vie sur un hippogriffe. Ca doit être tellement beau vu de là haut. Je voudrais avoir mes ASPICS, mais ça c'est pas vraiment un rêve. Je les ai ou je les ai pas. Je voudrais faire une grande carrière, je ne sais pas encore dans quoi. La médecine, peut être. Ou la justice. J'aimerais bosser au ministère. J'aimerais vivre heureuse, longtemps. Avoir un mari et des enfants, pas trop et pas maintenant. Ça vous pourri la vie un enfant à 16 ans. Avant ça je veux voyager, faire le tour du monde. Pourquoi pas à dos d'hippogriffe tiens ? Et puis je voudrais mourir sans souffrir, ne pas agoniser sur un lit d'hôpital. Juste mourir comme ça, sans même avoir le temps de m'en rendre compte. Mourir sans regretter de ne pas avoir vécu.

ϟ can i get on your magic bus ?
Non je n'ai rien à raconter. Je ne suis ni un vampire ni un loup-garou. Je ne suis même pas un animagus. J'aurais aimé, peut être. Etre un lapin. Un tout petit lapin blanc. C'est mignon les lapins. Ou un oiseau, pas un hiboux, pas un corbeau. Ça me fiche la trouille les corbeaux. Non plutôt une hirondelle, c'est jolie aussi les hirondelles et c'est signe de bonheur. J'aimerais bien savoir transplaner, malheureusement je n'ai pas encore l'âge. Ca craint d'être trop jeune. Un jour je saurais transplaner, j'irais de pays en pays sans avoir à prendre un balais. De toute façon, je suis une buse sur un balais. Encore un autre de mes exploits..
Non moi, je suis juste une fille. Une fille dont les plus gros problèmes s'élèvent à savoir ce qu'elle va bien pouvoir se mettre le lendemain, à réussir à descendre un escalier sans tomber ou se tordre la cheville et à connaitre son cours par coeur pour s'assurer une note plus que potable. Une fille normale quoi.



once upon a time


7 février 1996,

La petite tête blonde pousse son premier cris dans un hôpital au sud de l’Irlande à 15h42. La sage femme la dépose dans les bras de sa maman en souriant. « Alors comment souhaitez-vous l'appeler ? » La maman sourit à son tour. Son teint est pâle, elle est transpirante et épuisée mais elle reste rayonnante.« Charlie ». Le père, assis à côté du lit d'hôpital, tient un enfant d'un bras et la main de sa femme de l'autre. Il rajoute. « June. Charlie June Fitzgerald. » fait-il en souriant. Il n'arrive déjà pas à se mettre d'accord à ce moment là. La maman approuve malgré ça, tant que le premier nom de la petite est Charlie, ça lui va. La petite fille tend les bras vers son visage et sa maman l'embrasse. « Bienvenue dans la famille Charlie. »

~~~
1er septembre 2007,

Je suis sur le quai, la caisse de transport de Heaven à la main. Heaven c'est mon chat depuis quelques mois à peine. La petite boule de poils n'a même pas un an et n'arrête pas de brailler. Elle semble aussi effrayée que moi, il faut croire qu'on s'est bien trouvées. Tout autour de moi, des gens à perte de vue. Je suis perdue, je ne sais pas ce qu'il faut faire. Mes parents sont quelques part derrière moi, avec le chariot qui porte mes valises, Thomas trottine devant avec son propre chariot en jetant quelques regards derrière lui pour voir si je suis toujours. Il est tout excité de retourner à Poudlard. Moi j'ai la frousse d'y aller. Mes pouvoirs se sont manifestés il y à quelques mois à peine alors que je m'apprêtais à faire une chute monumentale en plein milieu du jardin. Mon pied droit avait fait un croche pied à mon pied gauche pour m'envoyer valser vers l'avant la tête la première. J'avais fermé les yeux, prévoyant de m'écraser au sol lorsqu'un moelleux matelas s'était interposé entre le sol et mon corps, amortissant ma chute. Mes parents avaient accouru par peur que je me sois fait mal avant de se rendre compte de la présence du matelas, s'en était suivi d'énormes câlins, des félicitations et des bisous à tout va. Là sur le quai, j'avais encore du mal à me dire que j'étais une sorcière. Comme l'était mon père, ma mère et mon frère. Je n'étais pas la tâche de la famille comme j'avais pu le craindre. C'était parfait et pourtant je ne réalisais pas encore. J'avais acheté, quelques jours plus tôt ma baguette. « Bois de frêne et crin de licorne. Une baguette fine et flexible. 32 cm. Elle sera parfaite pour vous mademoiselle Fitzgerald. » Il avait eu raison. Ils ont toujours raison ces vendeurs de baguettes. Ma baguette ! Je redresse la tête, je stresse. Je tâtonne la poche de mon manteau et sens le bâton de bois à l'intérieur. Je souffle, elle est là. Je ne l'ai pas encore égaré.
Quand enfin Thomas s'arrête, un mur se dresse juste devant nous. Je le regarde incrédule. « Tu cours le plus vite possible droit dans le mur sans te poser de question, d'accord ?! » Je hoche la tête, pas si convaincue que j'en donne l'air. « Attends je te montre. On se rejoint de l'autre côté du mur. » Il pousse son chariot en courant puis disparaît dans le mur. J'ouvre de grands yeux, regarde tout autour de moi pour voir si quelqu'un a vu la même chose que moi mais non, tout le monde continu son chemin comme s'il n'y avait pas un enfant qui venait de disparaître dans un mur. Je souffle. * Droit dans le mur sans se poser de question, droit dans le mur sans se poser de question * Je me met à courir. Droit dans le mur ?! Ça y est, je suis folle. Je me suis crée une double vie complètement folle ou un autre monde se cache derrière un mur. Je ferme les yeux, attendant le choc. Mais celui-ci ne vient pas, à la place la même sensation que lorsque l'on s'immerge dans l'eau et qu'on en ressort. J'ouvre les yeux, je suis entière. Autour de moi, encore des gens, toujours des gens. Mais cette fois il y a deux fois plus de familles, la plupart font leurs adieux. Je lève les yeux et apperçoit le magnifique train rouge dont on m'a parlé, le Poudlard Express. « Waaahou » - « Magique n'est ce pas? » plaisante Thomas. Je reste bouche bée. Je dois rêver. Je me pince le dos de la main. Non je ne rêve pas.
Nos parents ne mettent pas longtemps à nous rejoindre, le sourire aux lèvres. On leur dis au revoir, j'ai la gorge serrée. C'est la première fois que je pars aussi longtemps de la maison. Heureusement, Thomas vient avec moi. Je monte dans le train et m'installe dans un compartiment avec Thomas et des amis à lui. Je fais signe à mes parents lorsque le train s'éloigne. Au début, le trajet est pénible. Ils me manquent déjà. Puis ça passe, les amis de Thomas n'arrêtent pas de faire des bêtises. On mange des bonbons. On rit. Ma gorge se desserre petit à petit. On me demande si j'ai peur d'aller dans une maison en particulier. Je répond que non. Où que j'aille je serais bien. C'est ce qu'on m'a dis. Je crois que c'est vrai. Enfin j'espère. Puis on verra bien.

~~~
15 juillet 2010,

Nous sommes à port, prêts à partir. Je suis assise, à côté de Thomas. Nous attendons que nos parents reviennent nous chercher, ils sont au snack pour grignoter quelque chose. Ils m'ont proposé de m'acheter un sandwich à manger mais j'ai refusé. Je n'ai pas faim, j'ai une boule au ventre. Je ne dis pas un mot, je n'ai pas envie de partir mais je n'ai pas le choix. J'ai longtemps protesté mais ma mère avait fait son choix, nous partirons pour l'Angleterre et nous n'avions pas notre mot à dire. J'ignore pourquoi on ne reste pas en Irlande. On est bien ici. Thomas a remarqué que je n'allais pas bien, lui non plus n'est pas au meilleur de sa forme mais il fait de son mieux pour ne pas le montrer. Il a toujours été comme ça, très fort. On pourrait croire qu'il n'a pas de cœur et pourtant c'est un ange. Tout du moins avec moi. Il passe son bras autour de mon épaule et je pose ma tête sur la sienne. Il ne parle toujours pas mais sa présence me fait du bien. Nos parents reviennent enfin, ma mère avec un fin sourire aux lèvres, quand à mon père, ses yeux témoignent de ses sentiments. S'il n'avait pas été comme mon frère, toujours fort. Il aurait sans doute versé toutes les larmes de son corps. Je me lève, attrape la poignée de ma valise et suis mes parents, le pas lasse vers les portes d'embarquement. Jusque là, je parviens à retenir mes larmes mais au moment de dire au revoir, je craque. Je fond en larme dans les bras de mon père qui s'est agenouillé pour être à ma hauteur, il me serre très fort dans ses bras. Je suis secouée par les sanglots, la tête posée contre son épaule. Il ne viendra pas, il ne nous suivra pas en Angleterre. Le divorce a été prononcé et ma mère a eu la garde. Les juges du monde magique ont estimés que notre père ne serait pas assez présent pour nous à cause de son travail. Il est aurore, et rarement présent. C'est pour ça que ça n'allait plus entre ma mère et lui, en partie, ce n'est pas la seule raison je suppose. Loin des yeux, loin du cœur. Je n'aurais jamais pensé que cette citation pouvait se révéler aussi vraie. Mon père me chuchote à l'oreille « Ne t'en fais pas, on se reverra le plus vite possible et je vous enverrais des lettres. Sois sage avec ta maman et travailles bien à Poudlard. » Je ne réussi pas à articuler le moindre mot. Il s'écarte de moi et me sourit du mieux qu'il peut. Il retire son pull puis me le tend. « Tiens, emmènes ça avec toi. Tu emporteras quelque chose de moi. » Je saisis le pull et l'enfile immédiatement, il sent bon. J'essuie mes larmes du revers de la manche et me force à sourire à mon père. Il sort un petit paquet de sa poche et me le glisse discrètement dans les mains. Il me reprend une dernière fois dans ses bras. « Je t'aime Charlie, ne l'oublie pas. » Je fond en larmes de nouveau. « Je t'aime aussi Papa. » Il embrasse mon front et s'écarte « Aller, tu vas louper l'embarquement.. et ne parles pas de ce petit paquet à ta mère, elle me porterait responsable de tes visites chez le dentiste. » Il rigole, mais je vois bien qu'il n'en a pas vraiment envie. Rire pour ne pas pleurer. Je reprend ma valise et passe la porte, la tête basse, regardant mes pieds. Ce n'est pas la première séparation que je vis entre mon père et moi. Ca va faire 4 ans que je quitte la maison pour Poudlard maintenant. Et j'ai toujours été habitué à ses déplacements. Mais c'est différent cette fois. Je sais au fond de moi qu'on ne va pas se revoir de si tôt, pas avant quelques mois. Je m'assois sans dire un mot dans le ferry, entre ma mère et mon frère. Eux n'ont pas pleurés mais leurs yeux sont cernés de rouge. Le trajet passe lentement, ma gorge ne se desserre pas. Ma mère s’éclipse aux toilettes et j'en profite pour ressortir le sachet que papa m'a donné. Des bonbons, pas n'importe lesquels, des dragées surprises de Bertie Crochue. Je souris un peu et en attrape un au hasard. J'ai de la chance, pour une fois, celui-ci est à la noix de coco. Je tend le paquet à Thomas qui en choisi un aussi. Pas de pot, épinards pour lui. Je ricane à sa grimace. Ces bonbons réussiront toujours à me faire sourire. Papa le savait. Ma mère revient et je cache rapidement le sachet sous mon pull. Finalement je m'endors, la tête sur l'épaule de mon frère. Lorsque je me réveille, je n'ai qu'une envie, retourner chez moi, en Irelande. Dans ma maison, auprès de mon père. Ma mère dis que je m'y ferais, elle a certainement raison. On se fait à tout.

~~~
27 juillet 2011,

C'est les vacances. Nous sommes partis en France mon frère et moi, sans maman. On aurait pu aller en Irlande, voir papa mais il n'était pas présent. Une mission importante apparemment... J'ignore quelle heure il est, en fait je m'en contrefiche depuis un certain temps. Tout ce que je sais c'est qu'il est tard, très tard, ou très tôt le matin, à vous de voir. Je suis dans un bar et j’enchaîne les verres depuis que je suis arrivée. Je ne sais plus pourquoi je suis venue ici. Je ne sais plus vraiment ce que je fais, je ne sais pas qui sont les gens autour de moi mais en tout cas, ils ont l'air heureux. Moi aussi je suis heureuse, en fait, je n'arrive pas à m'arrêter de rire et je ne sais même pas pourquoi. Je ris, je ris, je ris. Soudain, je me lève de mon tabouret et attrape une bouteille posée sur le bar. Je la porte à ma bouche et bois de longues gorgées. L'alcool me brûle la gorge et je le sent qui me monte à la tête mais je suis bien. La musique résonne dans le bar et j'éprouve une soudaine envie de danser. Toujours la bouteille à la main, je pousse tout ce qui se trouve sur une table et monte dessus. Difficilement, je manque de peu de tomber mais j'y arrive finalement. Je danse, je ris, je bois. Des hommes me regardent danser en ricanant, je ne comprend pas ce qu'ils disent mais peut m'importe. L'un d'eux m'attrape la main, il n'est pas en meilleur état que moi. Puis il monte pour danser à mes côtés. Je ne suis plus moi même, je ne contrôle plus mes gestes. L'homme se fait plus pressant, il se rapproche dangereusement de moi, de mes lèvres. J'hésite un moment puis je cède. Après tout, il est plutôt mignon. « CHARLIE ! » Je me retourne en riant. C'est Thomas, il se précipite vers moi. « Putain Charlie, tu fous quoi là ?! Descend de là ! » Il m'attrape par la main et me fait descendre de la table, je manque de tomber une nouvelle fois et me raccroche à ses épaules. L'homme qui dansait avec moi descend aussi et proteste, il attrape mon frère par le tee-shirt. Erreur. Thomas se retourne et le frappe au visage envoyant l'autre au sol. Je rigole. Il me soutiens et m'emmène hors du bar alors que je tente vainement d'y rester. Il est bien plus fort que moi, je ne fais pas le poids et encore moins dans cette état. Je le frappe de mes petits poings mais l'alcool a réduis mes forces, un enfant de six ans frapperait plus fort que moi en ce moment. « Lâches moi !... Lâches moi Thomas ! Je.. Je m'amusai bien,.. il * hic *, il était gentil.. » Il ne me lâche pas, il ouvre la portières arrière de sa voiture et tente de m'y faire entrer. « Tais toi Charlie, t'as trop bu ok ?! Je sais même pas pourquoi t'as fais ça, tu voulais tester tes limites c'est ça ?! Bon bah voilà, c'est fait alors maintenant tu rentres avec moi et tu arrêtes de dire des conneries ! » Je ne rigole plus, mais un sourire est toujours figé sur mon visage. Je regarde mon frère avec admiration, c'est vraiment un ange avec moi. Il est toujours là pour moi. Il parvient enfin à me faire monter dans la voiture et tente de m'accrocher mais je bouge trop. « Pour... pourquoi tu fais tout ça hein ? Je suis.. grande maintenant.. » Il s'arrête et pose ses mains sur mon visage. « Papa m'a fait promettre de veiller sur toi et je tiens à toi, alors maintenant tu la fermes et tu arrêtes de bouger ! » Je le regarde avec de grands yeux, surprise. Il parvient enfin à m'accrocher, je souris. Papa... Thomas est en colère contre moi, je le sens dans sa voix. Il ferme la porte passe du côté conducteur. Mes yeux se ferment peu à peu tandis qu'il me ramène dans cette petite maison que nous avons loué en bord de mer.
Je ne suis pas comme ça d'habitude. Je ne vais pas dans un bar pour me saouler toute la nuit. Quand bien même je fais la fête, je tiens l'alcool. Un peu. Pas tant que ça. Finalement ça fait du bien de se saouler, ça libère. Jusqu'au lendemain matin où une migraine effroyable te rappelle pourquoi t'as tant bu. J'aime l'alcool, ça vous monte à la tête et vous fait oublier les problèmes. Je suis pas du genre débraillée, c'est pas moi ces filles là. Moi je suis la fille gentille qui fait son travail en temps et en heure et que tout le monde croit incapable de faire quoi que ce soit, jusqu'à ce qu'on me voit faire.

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1er janvier 2012,

« Charlie. » Je ne répond pas, je croque dans ma brioche les yeux dans le vague. « Charlie ! » Je me retourne vers l'amie qui m'appelle sans répondre. Toujours dans le gaz. « T'as lu la gazette ?!.. Ohé je te parle ! » Je cligne des yeux. « Pardon, qu'est ce que tu disais ? » Elle soupire. « Est-ce que tu as lu la gazette ?! » Je fais non de la tête. Il est trop tôt pour moi, je ne suis pas encore réveillée. « Des moldus ont reçu des pouvoirs grâce à des bonbons, le ministère a décidé de les accueillir à Poudlard. Tu te rend comptes ?! » - « Euh.. oui. C'est bien. » - « Charlie merde ! Réagis, des moldus vont débarquer à Poudlard ! » Je réfléchis un moment. Silence. « Et alors ? Vaut mieux ça plutôt qu'ils fassent n'importe quoi dans les rues. » Elle soupire en faisant non de la tête. « Mais tu comprends pas ! Ils ne devraient pas avoir de pouvoirs, c'est pas normal ! » C'est vrai.. Ce n'est pas normal. Je sais que ça va être la pagaille. C'est déjà difficile de gérer des sorciers de naissances mais des nouveaux sorciers qui n'ont pas du tout connaissance de leur pouvoirs. Ça devrait m'inquiéter et pourtant pas tant que ça. Je me dis qu'avec moi dans le château, aussi douée que je sois avec ma baguette, l'arrivée de moldus maladroit ne changera pas grand chose... « Ce qui est fait est fait, qu'est ce que tu veux faire maintenant de toute façon ? C'est au ministère de se débrouiller. » Mon amie soupire, encore. Elle a l'air dépitée par ma réaction. Mais c'est vrai quoi ? On ne va quand même pas les exclure ces nouveaux sorciers. Ils n'ont rien demandés à personne, après tout ils n'ont fait que manger des bonbons. On ne va pas les punir pour avoir été gourmand. Moi aussi je les aurais mangé ces bonbons.