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 Matthéo I. Arnaldi ⚡ Toi + Moi = Nous.

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Matthéo I. Arnaldi
Matthéo I. Arnaldi
serdaigle
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Date d'inscription : 11/07/2012
Célébrité : Kévin Flamme.
Origine : Sang mêlé
Âge du personnage : 17 ans.

MessageSujet: Matthéo I. Arnaldi ⚡ Toi + Moi = Nous.   Mer 11 Juil - 19:41


feat ϟ Kévin Flamme, tumblr.
Matthéo Isaac Arnaldi.


“ You belong to me. „

nom prénoms: Matthéo Isaac Arnaldi. âge: 17 ans. anniversaire: 14 Février 1995.origines: Franco-italiennes. orientation sexuelle: Tout ce qui est beaux ou belles. profession ou année d'études: 7ème année.sorcier/ancien moldu/créature: Sorcier.nature du sang: Sang-mêlé. connaît la magie depuis: Sa naissance. possède une baguette: De façon légale. épouvantard: Sa soeur pointant sa baguette sur lui.


ϟ show me some magic !

Il pousse la porte et entre dans le petit salon. Un sourire s'empare de ses lèvres alors qu'il avise la jeune fille assise sur le sol, un livre sur les genoux. Derrière elle, un homme d'une cinquantaine d'années fixe une cheminée dans laquelle des flammes lèchent avec avidité une bûche. Puis, dans un coin un peu plus sombre, une femme est assise dans un vieux fauteuil balayant d'un regard rempli de tendresse la scène. Matt avance, ce sourire niais toujours collé sur ses lèvres. Il ne le quittera surement jamais tant que sa moitié, son autre lui sera là. Il s'affale à côté de sa soeur jumelle, poussant le livre d'une main et installant sa tête sur l'une de ses cuisses. Elle lui sourit à son tour et glisse une main dans ses cheveux brun. Il ferme les yeux, heureux. Une brise d'air frais vient lui caresser la joue, sous ses doigts, le parquet n'est plus. De l'herbe. Lorsqu'il réouvre ses paupières closes, le même visage apparait devant lui. Mais il est différent. Il se découpe dans un ciel bleu, le petit salon a disparu, laissant place à une étendue de verdure. À la place de l'adolescente sur laquelle il s'était posé il y a de cela quelques secondes, une vieille femme le surplombe, toujours ce sourire tendre sur les lèvres. Il lève une main devant ses propres yeux. Elle est ridée, tachetée de ses fameux grains marrons que l'on acquiert avec le temps. « On restera ensemble. Pour toujours.» murmure-t-elle.


ϟ can i get on your magic bus ?

Mauve. Rouge. Vert. Bleu. Jaune. Autant de couleurs pour les yeux du nourrisson. Dès sa naissance et celle de sa soeur, leur étrange don s'est manifesté. À chaque émotion ressentie, leurs yeux changeaient irrémédiablement de couleurs, passant par tous les tons possibles et inimaginables. Leurs parents n'ont pas mis longtemps à comprendre ce qu'il se passait. Ayant un père métamorphomage, les jumeaux avaient tout simplement hérité de la particularité de leur paternel. L'apprentissage et le contrôle avaient été particulièrement difficile, surtout pour un enfant en bas-âge et n'obéissant pas spécialement à ses parents. Mais il était nécessaire que Matt et Rachel y arrivent. Surtout à cause des moldus les entourant. Au contraire de sa soeur, qui n'appréciait pas cette particularité, Matt a toujours trouvé cela amusant et pratique. Aujourd'hui, il sait le contrôler parfaitement, ne jonglant plus entre différentes couleurs. Parfois, lorsqu'il est fatigué, il est possible qu'il se laisse aller et ne fasse plus attention à ses cheveux ou ses yeux...


once upon a time


Je suis né le 14 Février à Venise. La jolie Venise. Pour le coup, je devais surement être un joli cadeau de Saint-Valentin aux yeux de ma mère. Mais je suis né en même temps que ma Rachel. Ma jolie jumelle. Ma moitié. Elle et moi formons un tout, une entité. J'ai juste l'impression qu'elle est une partie de moi qui a décidé de vivre librement. J'ai conscience que c'est difficile à imaginer, mais c'est ainsi que je l'ai toujours ressenti. Elle est moi, je suis elle. Mes parents formaient un couple plutôt…extraordinaire ? Invraisemblable ? Lui, mangemort et elle, auror. Chat et souris. Blanc et noir. Je me suis toujours demandé comment ils avaient fait pour un jour s'aimer. Pour un jour avoir envie d'avoir des enfants. Et pourtant, je suis bien obligé d'admettre qu'ils ont dû à un moment ou un autre s'apprécier. Ne dit-on pas que les enfants sont le fruit d'un amour ? Rachel et moi sommes donc nés à quelques minutes d'intervalles. C'est elle, le plus vieille. Mais jamais nous ne nous sommes préoccupés de ce détail. À quoi bon ? Nous étions les mêmes. Ma mère m'a souvent raconté notre naissance. En fait, surtout le fait que nous étions différents. Au lieu du joli bleu habituel, nos yeux changeaient sans cesse de couleurs au grée de nos envies. Ils se sont d'abord questionnés, s'inquiétant surement. Je n'ai jamais compris pourquoi ils n'ont pas directement fait le lien avec le don de notre père. Métamorphomage. C'était simple, clair, évidant. J'ai toujours apprécié ce don, le trouvant utile et…marrant.

Les sept premières années de ma vie furent de loin les meilleures. Tous mes souvenirs les plus heureux proviennent de cette époque. Je me souviens clairement des sourires heureux et tendres que me lançait Rachel. Je me souviens de cette promiscuité qui nous liait tous les deux. Presque comme des siamois. Je me souviens même des bêtises que l'on faisait. Et des punitions que l'on récoltait sans surprise. Pourtant, rien ne nous a jamais arrêté. À deux, on était tellement plus fort. Plus heureux. Plus tout ! Il y avait cet espèce de lien. Je dirai comme un fil qui nous reliait l'un à l'autre. Je ressentais ce qu'elle sentait et vice-versa. Comme ça, ça semble tellement incroyable ! Mais nous étions réellement connectés. Chaque sentiment, la douleur, la joie, l'amour, je les sentais. Deux corps qui n'en faisaient qu'un. Un plus un n'était pas égale à deux mais à un. Comme je l'ai déjà dit, j'étais elle, elle était moi. Et plus nous grandissions et nous rapprochions, plus cette symbiose augmentait. Mais j'ai été aveugle. Complètement concentré sur ma Rachel, je n'ai pas fait attention au vilain nuage noir qui obscurcissait le ciel. C'était ma mère. La femme qui nous a mis au monde. Celle qui était censé nous aimer, nous choyer, nous protéger. Où est-elle ? Est-ce cette femme avec qui je vis désormais ? Je n'ose y croire. Les regards remplis de jalousie et de méprise qu'elle posait sur ma soeur, je ne les ai pas remarqué. J'aurais dû. Enfin, qu'aurais-je fait du haut de mes sept ans ce jour-là ? Je n'étais qu'un enfant. Faible. Fragile. Avec du recul, j'imagine qu'elle enviait cette relation que j'entretenais avec Rachel. Parce que c'était une relation exclusive et que je ne montrais aucun intérêt aux personnes m'entourant. Alors que j'aurais dû, n'est-ce pas ? Un garçon est censé vouloir épouser sa maman lorsqu'il est petit. Je n'ai jamais eu envie. Je voulais juste Rachel. Rien que Rachel. Elle était ma figure féminine. Presque ma mère, en quelque sorte ?

Nous étions inséparables. Pas comme deux doigts de la main, non. J'étais une phalange et elle était l'autre. Toujours collés, toujours ensemble. Deux petites terreurs qui s'amusaient à traumatiser les autres. Notre don de métamorphomage nous a maintes fois servi. Je me souviens très bien de cette vieille voisine…J'en ris encore lorsque j'y pense aujourd'hui. Et d'ailleurs, je n'avais jamais remarqué, mais c'était toujours Rachel qui était punie. Jamais moi. Le petit chéri de maman. Notre relation s'est consolidée au fil du temps. Augmentant surement la rancune qu'éprouvait ma mère à l'égard de Rachel. Puis ce jour arriva. Jour funeste. Surement le plus horrible de ma vie. Je m'en souviens comme si c'était hier…

Nous étions à l'école primaire du quartier. Elle était une école tout ce qu'il y a de plus normal. À ma connaissance, Rachel et moi étions les seuls enfants sorciers du quartier. Je trainais avec elle. Toujours. Ainsi qu'avec Mélissa, sa meilleure amie, et Nicolas, son "amoureux". Je les appréciais, ils étaient gentils et on s'amusait très bien ensemble. Puis, je n'étais pas aussi sociale que ma Rachel. J'étais plus sauvage qu'elle. Peut-être plus timide ? Quoiqu'il en soit, ce jour-là, les CM2 avaient décidé de s'en prendre à nous. Plus vieux de quelques années, ils se croyaient tout permis, comme s'ils étaient les rois de la récré. N'importe quoi. « Hey, les microbes ! On s'amuse bien ! File-moi ton ballon toi !» Instinctivement par pur réflex, j'avais serré le ballon jaune contre moi, refusant catégoriquement. Première erreur. « Oh ! Il veut pas donner son ballon ? Bah ! On va quand même le prendre !» Et sous les yeux de ma jumelle, le grand m'avait poussé contre le sol. J'avais sept ans, il en avait dix. Je m'étais écrasé sur le sol, ma tête frappant le goudron noir. Une douleur lancinante m'avait forcé à fermer les yeux. D'une main tremblante, j'avais tâté doucement l'arrière de mon crâne. Un liquide chaud et poisseux coulait. Je saignais. Il m'avait ouvert le crâne. J'aurais dû couper le lien qui me relier à Rachel. C'était ma deuxième erreur. Ma colère contre ces types et ma détresse face à l'impuissance que je ressentais, tout ça, elle le sentait aussi comme je sentais sa propre colère. Mais sonné par le coup, je n'étais pas en mesure de réagir. Et sous mes yeux effrayés, elle s'était placée devant moi, me protégeant. Je n'ai pas vu réellement ce qu'il s'est passé. Mais ses beaux cheveux blond virant à un noir d'ébène et les visages des autres enfants m'ont suffit. Je n'ai pas osé imaginer de quelle couleur étaient ses yeux et quelle expression elle arborait. Mais elle a littéralement terrassé nos camarades. Des murmures s'étaient alors élevés, la traitant de monstre, d'horreur. Et je fus surpris de les entendre de la bouche de Nicolas et Mélissa. Nos amis. Rachel ne semblait pas se calmer, je pouvais encore sentir la colère qui la consumait. J'ai essayé de me calmer. J'ai échoué. Alors je me suis levé et me suis interposé, espérant qu'elle se calme d'elle même. Et se fût le cas. Grâce à moi ? Je l'ignore encore aujourd'hui. Mais elle est partie en courant, me laissant seul au milieu des autres élèves. Ne supportant pas leurs regards dégoutés, je l'ai suivi. Courant aussi vite que possible. Par ma faute, j'ai détruis ma vie, celle de ma soeur, et celle de mes parents.

À mon retour à la maison, je crois que j'ai failli fondre en larmes. Ils hurlaient. Mais pas comme à leurs habitudes, non. C'était plus violent, les mots plus horribles, plus amères. Comme si d'un coup, ils faisaient exploser toute la rancune et la colère qu'ils tapissaient au fond d'eux. Pour la première fois de ma vie, j'ai eu peur de mes parents. Et cette peur était amplifiée par celle de Rachel qui essayait tant bien que mal de couper notre lien. Nous nous serrions l'un contre l'autre, comme deux petits animaux apeurés. Et ils ont continué de hurler. Ma mère crachait sans vergogne sur Rachel, la comparant à mon père, à son passé de mangemort. Tout ressortait. Le passé surgissait comme s'il avait un quelconque rapport avec notre présent. Elle hurlait, tapait du pied, grondait. Et Rachel semblait inconsolable. Puis elle a sorti sa baguette. Je crois mon coeur s'est arrêté de battre, j'ai retenu mon souffle. Elle a lancé un sort sur mon père qui s'est écroulé au sol. Inconscient. J'ai cru qu'il était mort, qu'elle venait de le tuer. Puis elle a pointé son horrible baguette sur Rachel, et sans une once de pitié elle lui a aussi lancé un sort. J'ai senti son petit corps s'affaisser contre le mien. Je me suis mis à paniquer, imaginant déjà le pire des scénarios. Mais je la sentais encore. Et ma mère s'est platement excusée, sa baguette pointée sur moi. Mon dernier souvenir au côté de ma soeur, est un rayon d'une jolie couleur rosé. Le lendemain, je me levais dans une chambre inconnue, aux côtés de ma mère...enfin, sur le moment, elle ne l'était plus. Joyeux anniversaire Matthéo ! Je me serais bien passé de ce cadeau.

La séparation a été la plus horrible des expériences que j'ai faite. Pendant plusieurs jours, je l'ai cherché. Ce lien. Cette sensation de bien-être. Mais je ne sentais qu'un immense vide, un froid. Comme si, finalement, on venait de m'arracher sans pitié mon âme. J'étais seulement loin de Rachel. Mais j'avais l'impression de l'avoir perdu à jamais. J'ai réclamé à ma mère le droit de la voir, d'aller chez mon père. Elle refusait catégoriquement, arguant que maintenant, c'était elle et moi. Rien d'autre. Le prénom Rachel fut rapidement banni de notre nouvelle maison. Je n'avais plus le droit de la réclamer, ni d'en parler. Elle n'avait jamais existé. Alors, étrangement, j'ai obéis. J'ai oublié Rachel. J'ai fait comme si elle n'existait plus. Et je me suis concentré sur le présent, laissant le reste au fin fond de ma mémoire. Je suis devenu le petit garçon parfait. Je suivais ma mère, j'écoutais ce qu'elle disait, j'hochais la tête à tout bout de champ. Je ramenais de bonnes notes de la petite école moldue où j'allais. Je faisais la fierté de ma mère.

Lorsque j'ai eu dix ans, elle s'est remariée avec un imbécile. Je ne l'aimais pas, il ne m'aimait pas, c'était parfait. On s'adressait rarement la parole sauf pour des banalités. Mais malgré tout, cet homme m'a arraché ma mère. Elle passait la plupart de son temps avec lui, me délaissant. Et je me suis senti seul. Immensément seul. Puis je suis entré à Poudlard. C'était comme une porte de secours, un nouveau départ. Là-bas, c'était différent. Je me suis fait des amis. J'ai rencontré des gens... Bien sûr, je ne suis pas le type ultra-populaire avec une cour à ses pieds. Je n'ai jamais été très social, depuis tout petit j'étais sauvage. C'était Rachel le bout en train du duo. Pas moi. Mais j'ai ma bande d'amis, comme la plupart des élèves de l'École. Et ils me suffisent.

Matthéo n'a jamais été attiré par la popularité. Il apprécie les personnes calmes et attentionnées qui sont là lorsque vous en avez besoin. Pas des pseudo-amis qui vous apprécient parce que vous êtes beau, ou riche, ou il ne sait quoi d'autre. Il prend soin de ses amitiés, et veille à être toujours présent au bon moment. Il a peur d'être repoussé, qu'on le déteste. Alors il met tout en oeuvre pour paraitre amical, enjoué, heureux. Il se montre agréable, souriant, avenant et n'hésite pas à proposer son aide. Mais malheureusement, comme toute personne, il a sa petite part d'ombre (le côté obscure bouahahah) en grande partie hantée par le souvenir de sa jumelle. Il est possessif et jaloux comme un poux. Et si on s'approche trop près de ce qui lui appartient, il peut être exécrable et mordant. Il n'hésitera pas à se battre et à sortir les crocs pour garder son territoire. Finalement, Matthéo est tout de même la majeur partie du temps charmant et agréable à vivre, malgré son côté beaucoup trop "c'est à moi, on touche pas !". On l'apprécie - et certains l'apprécient aussi parce qu'il a tendance à "aider" pour les devoirs à rendre.

2012. Je n'ai jamais vu autant d'élèves entrer à Poudlard. Je croyais que cette histoire de Fizwizbiz était un canular. Encore une idée débile que La Gazette avait décidé de lancer. Apparemment, je me suis trompé. À la vue de cette masse d'élève se pressant à l'entrée du château, je n'avais pas pu m'empêcher d'esquisser une moue agacée. Non pas parce qu'ils étaient d'anciens moldus mais juste parce qu'ils allaient être bruyants. Enormément bruyants. Et j'y tenais à mon petit coin de silence pour travailler !