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 Amen. It's time to dance.

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Garrett J. Moriarty
commerçant
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MessageSujet: Amen. It's time to dance.   Mar 12 Juin - 15:49



Stay where I can see you.
Angel of mine.


    Garrett courait à perdre haleine, sautant à moitié pour aller encore plus vite. Avec l’adrénaline qui parcourait ses veines, il aurait pu continuer longtemps ainsi, jusqu’au moment où il se serait effondré de fatigue, ses jambes ne pouvant plus le porter. Ou alors… Ou alors jusqu’au moment où il rencontra malencontreusement le chemin d’un serpent qui ne demandait rien d’autre que de la tranquillité, et glissait sereinement sur le sol lisse se dirigeant vers les cuisines, certainement pour piquer un bon gros morceau de viande rouge entreposé dans la chambre froide. Il s’étala de tout son long, mettant les mains à la dernière seconde pour essayer de modérer sa chute. Malheureusement, celle-ci fut bien trop violente – tout un bazar avec la force de position augmentée par la vitesse de la course etc… enfin bref – et tout ce qu’il arriva à se faire est de se fendre la lèvre inférieure et de se faire une belle entorse du poignet droit. Gémissant silencieusement à cause de la douleur sourde, il se roula sur le côté et observa un peu ahuri le reptile siffler vers lui, mécontent, avant de reprendre sa route sans beaucoup plus le calculer. Il fronça les sourcils dans l’incompréhension, devant cette situation irréaliste. Il venait se de faire engueuler par un serpent quand même ! Il secoua la tête de droite à gauche – ou de gauche à droite ça dépend du point de vue –, haussa les épaules, et rampa jusqu’à une alcôve pour se cacher dans son ombre. Il serra les dents, en essayant d’ignorer la souffrance qui se propageait petit à petit et lui coupait le souffle. Il attendit patiemment /sa/ venue, qu’/il/ daigne enfin de se ramener. Il ferma les yeux, se concentrant sur les bruits alentours. Il n’était peut-être pas un agent secret tel le fameux – et presque crédible – James Bond, mais il avait acquis une certaine expérience de ses anciennes années à Poudlard, en tant qu’élèves. Et la raison de cette expérience sera tue, elle donnerait de mauvaises idées et le mauvais exemple. En tout cas, certainement pas la sagesse. Cette idée de créer ce club était aussi brillante que stupide. Et il ne pouvait s’empêcher de se demander comment le corps enseignant du lycée avait pu bien accepter la création d’Abracadabra. Car ils n’étaient pas non plus des clandestins, c’était bien un club officiel. Et il ne s’en plaignait pas, hein, loin de là. Mais bon, des fois il y a des trucs bien illogiques, quand même ! À croire que les professeurs recherchaient de l’ambiance dans le château, quitte à foutre le bordel. Un peu. Beaucoup. Passionnément. À la folie. En général, les membres du club étaient des oufs, tous plus les uns que les autres. Mais même les plans les plus génialissimes faits par des génies pouvaient mal tourner. Vous savez, on n’est jamais sûr à 100%.
    Les bruits de batailles et de courses poursuites se firent remplacer par un son discret, qui se fondait dans la nuit, qui approchait de seconde en seconde. Il ouvrit les yeux brusquement et sourit de toutes ses dents. Il arrivait enfin. À croire qu’il commençait à se faire vieux. Le hiboux poussa un cri perçant, passant par la fenêtre, se posa à côté de son maître et se mit à la recherche de quelques caresses qu’il pensait bien méritées. Garrett fut heureux de lui en accorder quelques unes, avant de griffonner quelques choses d’assez illisible –puisque c’était rédigé de sa main gauche – sur un bout de parchemin qu’il accrocha à la patte droite de son fidèle ami. Celui-ci s’écria assez heureux, avant de s’envoler dans un majestueux battement d’ailes, au loin dans le ciel noir étoilé. Il était un animal intelligent, il savait très bien ce que son maître souhaitait et où il devait se rendre. Le sorcier se remit alors vivement debout, sur ses pieds, et parti discrètement, sans demander son reste, vers Pré-Au-Lard.

    Il jeta un dernier regard derrière lui pour s’assurer qu’il n’avait pas été suivi – toute cette histoire avec le Ministère de la Magie commençait à le rendre bien trop méfiant, voire paranoïaque – et poussa la porte des Trois Balais pour pénétrer dans la salle chaude, chaleureuse et accueillante. Il alla s’installer à une table au milieu du pub, se fondant ainsi plus facilement au milieu de la foule. Puis vivant dans les parages, ce n’est pas comme s’il n’était pas un habitué, maintenant, hein. Une fois qu’il eut commandé sa bierraubeurre, comme au bon vieux temps, la boisson des adolescents qui veulent boire de l’alcool, il expira enfin la respiration qu’il ne savait pas qu’il tenait et eut un rire nerveux ainsi que de soulagement. Il en devenait ridicule. Après tout, ce n’était qu’un jeu. Et tous savaient très bien qu’ils n’étaient pas à l’abri d’une farce qui pouvait mal tourner. Mais c’était à cause de toute cette adrénaline. Puis toujours cette impression d’être suivi sans cesse depuis que Thomilius, ce con, avait envoyé les bombecs. Et aussi depuis que… et bien que Luan était revenu à Poudlard. Il grimaça à cette pensée. Bien qu’ils n’avaient pas encore parlé, il savait que cela n’allait pas tarder. Et bien… Ou c’était cette solution, ou Garrett lui foutait son poing dans la gueule. Une des deux personnes auxquelles il s’était vraiment attaché. La seule personne qui l’a largué de toute sa vie. Il eut un autre petit rire nerveux, pitoyable. Quel con. En y pensant bien, il était lui-même un vrai connard. Il était beau, sexy, avait du charisme, il plaisait et il le savait. Et il n’avait jamais hésité à s’en servir. La preuve avec Adam. Ils avaient été ensemble deux ans. On ne pouvait pas dire qu’ils n’avaient pas passé deux superbes années ensemble, qu’il ne l’appréciait pas au fond, mais jamais il n’avait éprouvé des sentiments amoureux pour le Lovelace – encore un, punaise, comme s’il cherchait une vengeance peut-être, de l’autre Lovelace – et avait finalement préféré par rompre trois mois de cela. C’était récent, et Garrett n’hésitait jamais à abuser d’Adam… Bon, il n’était pas non plus à sans cœur, bien qu’il soit un Moriarty. Et depuis que son meilleur ami l’avait abandonné sans un mot – lui aussi – il s’était beaucoup plus sensibilisé. Mais on ne changeait pas les Hommes – surtout les mecs entre-nous – du jour au lendemain comme cela, d’un claquement de doigts ! Sa pinte remplie à ras bords arriva enfin, avec une magnifique, appétissant mousse blanche trônant au dessus de la boisson elle-même. Il en prit une gorgée, se léchant les babines, attendant que la personne en question eut reçu sa lettre et vienne à lui. Il savait qu’il ne pouvait pas lui refuser cela…

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Adam Lovelace
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MessageSujet: Re: Amen. It's time to dance.   Ven 15 Juin - 9:05

La journée était calme. Peut-être même un peu trop. En tout et pour tout, trois clients avaient du montrer le bout de leur nez et un seul avait fait un achat. Autant dire que le bénéfice de la journée s'avérerait bien maigre. Mais je m'y étais habitué. Depuis cette histoire de bonbons, depuis que cet idiot avait rendu les sang-pur aussi désagréable, la recette du magasin avait baissé. Certes mes clients fidèles et mes amis n'avaient pas fait cas auprès de moi. N'empêche que j'évitais de crier sur tous les toits mon ascendance, seulement le nom de Lovelace avait une histoire que la plupart des nés sorciers connaissaient. Je ne me bilais pas, j'avais appris à passer le temps en comptant le nombre de poutres qui soutenait le deuxième étage où j'habitais, ou bien en refaisant les stocks pour la troisième fois du mois. Aujourd'hui j'avais opté pour une partie d'échec sorcier avec moi-même. J'étais un adversaire coriace, ça oui. En tout cas pour moi-même.

Le nez dans l'échiquier, les lèvres pincées, une main sur le menton, je réfléchissais à une stratégie sans parvenir à la trouver. J'étais dessus depuis au moins deux bonnes heures et le jeu commençais à m'énerver passablement, j'étais nettement meilleur en lecture et en astronomie. Je grognais et d'une main vive je renversais les pièces sur la table de jeu. Je donnais un dernier coup dedans qui la fit reculer d'un demi-centimètre tant elle était lourde. « Eh faites attention ! » s'écria la reine blanche. « Quel satané idiot !! » hurla le roi rouge alors qu'il essayait de se défaire du chevalier blanc qui lui était tombé dessus. Le jeu était drôlement plus amusant de cette façon et je souris un peu, oubliant ma mauvaise humeur passagère.

J'en étais là de mes réflexions quand un hibou majestueux entra par la fenêtre et se posa juste devant moi. Je le connaissais trop bien pour ne pas savoir qui en était le propriétaire et mon sourire s'éclaira un peu alors que je caressais la tête de l'animal. Je lui fis un peu la conversation, tout ce qu'il y a de plus sain pour l'esprit et je lui donnais des croquettes spéciales hiboux avant de détacher la missive qu'il avait à la patte. Je déroulais le parchemin et, perplexe, je découvris une écriture vraiment difficile à comprendre qui ne ressemblait en rien à celle de Garrett. Allons bon. Est-ce que c'était une mauvaise blague ? En fronçant les sourcils, je déchiffrais quelques mots dont « Les trois balais », « vite » et après une énième tentative de lecture « rendez-vous ». Ces indications me surprirent venant de lui. Même si nous étions en bons termes, nous n'avions plus de « rendez-vous » depuis quelques mois, j'en avais assez souffert. Sauf que voilà. Il m'appelait et je ne pouvais décemment pas l'ignorer. J'avais toujours des sentiments pour lui. Je le croyais vraiment. Après tout, nous avions passé deux ans ensemble et il avait été le premier auquel je m'étais attaché à ce point. C'est bien de l'amour n'est-ce pas ? Mais qu'est-ce que ça peut faire collégienne de poser le nom de « premier amour » sur notre relation. En général, j'évitais soigneusement d'y penser.

Dans tous les cas, le message me tirait de mon ennui de la journée et j'attrapais une cape vert émeraude en velours que je posais sur mes épaules. Un chapeau tout rond que j'affectionnais particulièrement et je pris la poudre d'escampette, enfin plutôt la poudre de cheminette.

Quand je débarquais aux Trois Balais, la sale était loin d'être pleine. Deux ou trois pilier de comptoir et dans un coin, la silhouette que je connaissais si bien et qui me repoussait si bien quand elle le pouvait. Je me mordis la lèvre, immobile quelques secondes. Le verre devant Garrett était presque vide. Est-ce que j'avais mis si longtemps que ça à me décider ou bien son hibou avait-il eu quelques contre-temps dans son voyage ? Grand mystère. Je m'avançais essayant de prendre un air cool qui ne faisait illusion pour personne et je m'installais sur la chaise face à la sienne.

« Il va falloir que je te paye un autre verre à ce que je vois. » Je lui souris, mon enthousiasme habituel était par contre au rendez-vous. Je le regardais un instant, pourquoi fallait-il qu'il soit aussi sexy. Et l'air mal-en-point pour le coup. « Tu.... tu es blessé ? Il t'est arrivé quelque chose ? » demandais-je en attrapant son poignet foulé dans ma main avec douceur pour ne pas lui faire mal.
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