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 Sashou ~ Parce que la vie n'est pas un long fleuve tranquille

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MessageSujet: Sashou ~ Parce que la vie n'est pas un long fleuve tranquille    Jeu 24 Mai - 19:34


feat ϟ alexandra daddario
sasha e. burton


“ se complaire dans le malheur, s'est choisir la facilité „

nom prénoms: sasha emily burton âge: 17 ans anniversaire: 21 juillet 1995 origines: anglaise et française orientation sexuelle: hétérosexuelle profession ou année d'études: 7ème année sorcier/ancien moldu/créature: sorcière nature du sang: sang mêlée connaît la magie depuis: toujours possède une baguette: de façon légale épouvantard: un bébé ensanglanté


ϟ show me some magic !
Le soleil éclairait le ciel de ses rayons lumineux. Mes yeux fixaient les nuages. Tantôt coeur, tantôt poissons, ceux-ci se déplaçaient rapidement et étaient très peu nombreux. Une journée tellement parfaite s’annonçait. Mes cheveux bruns s'éparpillaient autour de mon visage sur l'herbe verte telle une auréole. Alors que mon petit frère criait que papa et maman arrivait, je me relevais en riant. Je ne mis pas longtemps à les apercevoir. Ils grimpaient la colline sur laquelle nous nous étions installés un peu plus tôt, mon frère et moi. Ma mère affichait un large sourire qui me contamina aussitôt. Elle tenait dans une main un large panier d'osier. Je devinais que notre repas s'y trouvais. De l'autre, elle serrait la main de mon père. Il souriait également. Enfin, ils atteignirent le sommet de la colline. Ma mère déposa alors le panier au milieu et commença à sortir les victuailles qu'elle avait préparé. Je me tournais vers mon frère qui regardait avec beaucoup d'insistance quelques filles plus bas, en maillot de bain. Avec un grand sourire, je lui donnais un coup de coude dans les côtes. Dès qu'il aperçut tout les plats que Maman avait amenés, ses yeux lâchèrent les demoiselles pour s'agrandir d'envie. Je voyais presque un filet de bave couler le long de son menton. Je partis d'un éclat de rire et tout le monde m'imita.

ϟ can i get on your magic bus ?
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once upon a time

“we all wear a mask,more or less transparent „

J'étais affalée contre les toilettes de la salle de bain attenante à ma chambre. Quand enfin mon estomac se contracta, je sortis mon index de ma bouche et me penchais plus en avant encore au dessus de la cuvette. Une fois que mes vomissements eurent cessés, je restais assise sur le sol froid, accoudée aux toilettes. Cela faisait maintenant neuf ans que ça durait. Neuf ans qu'après chaque repas je me précipitais dans la salle de bain. Enfin, ça allait quand même mieux depuis mon entrée à Poudlard. Je me souviens encore de chaque détail qui déclencha l'état dans lequel je me trouve à présent.

Tout à commencé par ma naissance, à Londres, en plein milieu de l'été. Depuis le jour de ma naissance, j'ai baigné dans la magie. Ma mère était sorcière. Elle travaillait à Gringotts. Mais mon père lui était moldu. Un moldu relativement connu en France. C'était le patron d'une grande entreprise. Il était souvent au travail. Souvent ? Même toujours. Je le voyais rarement. Jusqu'à mes six ans, il me couvrait de cadeau chaque fois qu'il le pouvait, c'est-à-dire presque tout les jours. Mais un jour, tout bascula. Alors qu'il venait de rentrer du boulot et que dans ma petite robe bleu je vins lui sauter dans les bras, il vit le chat voler un mètre au dessus du sol. Quand il se rendit compte que c'était moi qui avait fait ça, il me lâchait et je tombais lourdement sur le sol, les yeux écarquillés de stupeur. Il était devenue de glace, et son ton tranchant me dit de monter dans ma chambre. La façon dont il le dit ne demandais pas de protestation. Je grimpais donc lentement les marches, le chat me suivait en flottant. De grosses larmes roulaient sur mes joues rosées. J'étais bouleversée et prise de sanglot. Mon père ne trouvait pas ça marrant que le chat vole comme superman ? C'était pas cool un chat super-héros ? Je ne comprenais pas la réaction de mon père. Puis, alors que j'allais fermer la porte de ma chambre, j'entendis des hurlements en provenance du salon. Je ne pus m'empêcher de passer la tête pour écouter la conversation de mes parents. « Tu m'avais dit que plus jamais je n'entendrais parler de sorcier et de sorcière ! Tu m'avais dit que ma fille ne serait pas un monstre ! » « Ta fille n'est pas un monstre, elle est simplement spéciale. » Ce n'est que plus tard que je compris le sens de ces paroles. Ma mère avait épousé mon père sans lui dire qu'elle avait des pouvoirs. Elle le lui a révélé ce secret que deux ou trois jours après leur lune de miel. Mon père lui avait fait promettre que jamais plus il n'entendrait parler de cela. A ma naissance, il lui avait demandé si moi aussi j'étais une sorcière. Elle lui avait répondu qu'il était possible que oui, comme il était possible que non.

A partir de cette dispute, mon père me dénigra totalement. J'étais devenue invisible. C'est à partir de ce moment là que ma vie bascula. Je commençais doucement, en cassant son vase préféré sous ses yeux, en dessinant sur les murs. Je ne voulais qu'attirer son attention. Je voulais qu'il m'aime, ou du moins, qu'il me remarque. Son indifférence me fit d'autant plus mal. Mes bêtises s'amplifièrent de plus en plus. Je crois que l'apogée fut quand, je tournais en ridicule la secrétaire de mon père à son travail. Elle était absente, je m'étais faufilée derrière son bureau, et je répondais au téléphone de ma petite voix enfantine. Je racontais des histoires drôles, je racontais même que j'étais une sorcière. J'avoue que j'étais fière de moi, mais cela ne dura qu'un temps. Je ne voyais toujours pas la secrétaire revenir, alors j'ai décidé d'aller embêter quelqu'un d'autre. En occurrence, mon père. Je ne pris pas la peine de toquer. A sept ans, on n'imagine pas ce que deux adultes peuvent faire dans une pièce seuls. On se berce d'illusion. On est encore dans la bulle de l'innocence à penser que l'on vit chez les Bisounours. Généralement, les illusions des enfants disparaissent avec l'âge. On découvre l'horreur du monde et on arrête de se voiler la face. Ce jour là, toute mes illusions se sont envolées, et avec elles, toute mon enfance. Je ne pris pas la peine de toquer. De toute façon, mon père ne dirait rien. J'ouvris la porte à la volée. Dans le bureau, il n'y avait personne. Du moins, jusqu'à ce que je tourne la tête vers la gauche, du côté du canapé, et que je vois un homme et une femme nus, étroitement imbriqués, tout les deux me regardant. Mon esprit n'eut pas besoin de plus d'image pour remettre tout à sa place. J'avais bien vu que ce n'était pas ma mère allongée avec mon père sur ce canapé, mais bien sa secrétaire. Je ravalais un sanglot alors que la colère montait de plus en plus en moi. Je refusais de me laisser aller à la faiblesse. Pas maintenant, pas devant lui, lui qui trompait ma mère avec une barbie. Ma colère explosa tout de même, mais de façon inattendue. La fenêtre du bureau explosa en une pluie de verre. Je ne pris pas la peine de regarder avec quelle beauté le soleil faisait scintiller chaque morceau de verre qui volait à travers la pièce. Je n'avais d'yeux que pour mon père qui me fixait tel un monstre. Je tournais les talons et partit, laissant enfin les larmes couler sur mes joues. Mon père me rejoignit une dizaine de minutes plus tard en bas de l'immeuble. Malheureusement, je ne pouvais pas rentrer toute seule et j'avais du l'attendre. « Tu ne diras rien à ta mère. » Un ordre, froid, glacial, qu'il ne fallait pas contester. « Et pourquoi ça ?! » « ... je vais arrêter de fréquenter ma secrétaire. Et j'aime ta mère malgré les apparences. » J'avais envie de vomir mes entrailles. Je n'y croyais pas une seule seconde et je le lui fit bien comprendre d'un seul regard noir qui déversait tout le mépris et la haine qu'il m'inspirait.

Malgré mes doutes, il semblait tenir sa parole. Il se rapprochait peu à peu de ma mère. Il ne voyait apparemment plus sa secrétaire. Mais les apparences pouvaient être trompeuses. Et en tout cas, je ne lui ferais plus jamais confiance. Cet homme n'était pas mon père, ce n'était qu'un monstre. Un monstre qui m'avait transformé à jamais. Qui avait fait de moi un monstre comme lui, insensible, mesquine et manipulatrice déjà à sept ans. Je me jouais surtout des adultes. Je faisais des bêtises et accusait quelqu'un d'autre. Je ne me faisais jamais prendre. Quelques mois passèrent ainsi. Six pour être précise. C'est là que ma mère m'annonça qu'elle était enceinte depuis un mois. Mon père quand il fut mis au courant, sauta de joie. J'avoue que savoir que je n'allais plus être seule me redonna le sourire. Nous devions nous rendre chez ma tante pour fêter mes huit ans. C'était une sorte de réunion de famille, et ma mère annoncerais sa grossesse là bas. Je jouais à compter les voitures sur la banquette arrière, tandis que mon père était concentré sur la route. Puis, une musique que j'appréciais particulièrement passa à la radio. Je me mis à chanter à tue-tête, de plus en plus fort. « Sasha ! Tais-toi ! » Puisque c'était mon père qui me hurlait dessus, je l'ignorais royalement en levant mon menton et repris les paroles de la chanson encore plus fort. « Ma puce, tu veux pas dormir un peu ? » Je fronçais les sourcils et arrêtais de chanter. J'attrapais le sac à mes pieds pour chercher mon nounours dedans. J'avais beau le retourner dans tout les sens, impossible de mettre la main dessus. Je me remis donc à chanter. Je n'avais rien d'autre à faire après tout. « Sasha ! Pourquoi est-ce que tu ne veux pas dormir ? » Je haussais mes petites épaules comme si c'était l'évidence même. « J'ai oubliée mon nounours à la maison. » «D'accord d'accord ! C'est bon, on va le chercher, mais tu la fermes ! » Tout sourire, j'arrêtais enfin de chanter. Mon père fit demi-tour, mais n'avait pas vu la voiture qui arrivait en face, bien trop concentrer sur le silence qui régnait à présent dans la voiture. Un crissement de pneus, des cris aigus, le froissement du métal, un trou noir.

Quand j'ouvris enfin les yeux quatre jours après l'accident, les médecins m'expliquèrent tout. Enfin, au début ils ne voulaient pas m'expliquer, mais je les ai tellement questionnés, qu'ils ont finis par céder. La voiture d'en face avait écrasé tout le côté droit de la voiture. Côté où mon père et moi se trouvions. Mon père était mort sur le coup, mais moi je n'avais eu qu'une jambe cassée et un rein perforé. La tristesse ne m'accabla pas quand les médecins m'annoncèrent la mort de mon géniteur. Je m'en fichais totalement. Ce qui m'intéressais, c'était connaître l'état de ma mère. Ma mère justement. Elle n'avait rien eu de cassé. Mais elle ne serait plus jamais la même. Elle avait fait une fausse couche à cause de la violence de l'accident et son mari était mort. En quatre jours, elle avait sombré dans une dépression totale. Tout ça par ma faute. C'était à cause de moi que l'on avait du faire demi-tour. A cause de moi qui avait énerver mon père. A cause de moi que ma mère ne se remettrait jamais de ça. A cause de moi si maintenant, plus rien ne serait comme avant. On est enfin sortis toutes les deux de l’hôpital. Mon esprit n'avait pas encore pris conscience que ma mère allait mal. Ce n'est qu'une fois rentré à la maison que l'enfer commença. Elle pleurait tout son soûl, jour et nuit, ne mangeait plus, se laissait peu à peu dépérir. Et c'est aussi le jour du retour chez moi que ma boulimie commença. Je ne sais pas vraiment quel a été le facteur déclencheur. Mais je savais que je m'infligeais une punition. Puis, au fur et à mesure, c'est devenue une habitude. Après chaque fin de repas, je filais aux toilettes et me faisais vomir. Personne ne l'a jamais su.

Mon retour a été très difficile. Heureusement, il y avait Viktor. Mon meilleur ami depuis le CP. On s'était rencontré grâce à sa soeur jumelle, Karmen. Elle aussi était une sorcière. Viktor était tout pour moi. Il m'a soutenu dans cette passe difficile, et je ne sais pas ce que je serais devenue sans lui. Sûrement une loque qui se drogue, qui dort la journée et qui sors la nuit. Peut être même une prostituée. Et puis à dix ans, il y eut la fois de trop. Mon état c'était dégradée à une vitesse fascinante, tout autant que celui de ma mère, voir même plus vite. Mon corps était frêle et vidé de toute énergie. Il finit par me lâcher à l'école. Je ne me souviens de rien, mis à part que je me sentais faible. Faible et vulnérable. Et que je détestais être dans cette position de faiblesse. Tout ce que je voulais c'était dominé, effrayer les autres, me moquer d'eux, mais sûrement pas m'écrouler en plein milieu de la cour de récréation. Quand je me réveillais, une sensation de déjà vu s'était emparée de moi. J'étais de nouveau à l'hôpital. Ma mère encore endormie sur le fauteuil de la chambre. Je me mis à pleurer bruyamment. Étais-je condamnée à revivre cette journée encore et encore ? Apparemment non. Quelques secondes après que mes sanglots éclatèrent, ma mère se réveilla et appela un médecin. Cette fois, on ne m'expliqua pas que j'avais tué mon frère pas encore né et mon père. Non, cette fois on me dit que j'ai failli mourir, qu'il va falloir me garder en observation, et que je ne dois plus me faire vomir. Je jetais un coup d'oeil vers ma mère. J'avais beau avoir dix ans, je comprenais bien tout le mal que ça lui ferait de me perdre. Pour autant, je ne prévoyais pas d'arrêter ma punition.

L'année passa tranquillement. Ma mère surveillait mon poids de très près. Elle faisait semblant de sortir de sa dépression, mais je voyais bien qu'elle n'y arrivait pas. Elle s'efforçait seulement de me cacher qu'elle allait mal. Je remangeais normalement, du moins, je ne me faisais plus vomir après chaque repas. Mon visage reprenait des couleurs et mon corps se remplumait. Puis, arriva cette fameuse lettre. Le jour de mes onze ans. Quand ma mère me la tendit les yeux remplit de fierté, je sautillais d'impatience. Je savais ce que c'était. Une fois ouverte, je m'empressais d'aller trouver mon meilleur ami pour lui apprendre la bonne nouvelle. J'allais aller à Poudlard ! L'été passa très vite. Le temps de préparer ma rentrée et c'était déjà le grand jour. La première personne à laquelle je voulais dire au revoir était bien sûre Vik. Je n'allais pas le voir jusqu'au vacances ! Cela faisait long quand on songeait que je n'avais jamais passé plus de deux semaines sans le voir. Dans le train, tout se passa merveilleusement bien. Je fis de nouvelles connaissances, mais surtout, je m'affirmais. Je ne voulais pas me laisser marcher sur les pieds par des élèves plus vieux. D'ailleurs, un quatrième année tenta de m'éjecter, mes nouveaux amis et moi, hors du compartiment que l'on s'était trouvé. Tout les autres s'étaient aussitôt levés, pas moi. Je me contentais de toiser le gars d'un regard froid et de lui dire d'une voix tranchante de partir. Je ne sais pas ce qui l'effraya le plus, mais à mon avis, ce sont mes yeux, qui étaient devenus aussi glaçant qu'un iceberg. C'était ce que je préférais chez moi. Mes yeux. Quand j'étais émue, ils devenaient liquide, telle la mer, chaude, rassurante. Mais quand j'étais en colère, ils étaient impassibles et glaciales, tranchant, comme de la glace.

Mes six premières années filèrent à une vitesse hallucinante. Mes vomissements s’espaçaient. Je ne me faisais plus vomir après chaque repas du moins. La nuit, je revivais encore et encore l'accident, ou bien je voyais le corps de mon frère venir me hanter. A Poudlard, j'étais devenue une vrai manipulatrice, du moins, il n'y avait pas intérêt à me chercher sinon mes plans de vengeance s'abattaient sur vous. J'écrivais à Vik au minimum une fois par semaine mais s'était souvent plus. Quand s'était les vacances, j'allais le voir. Et puis, il y a eu l'affaire Fizwibiz. Ça bouleversa le fonctionnement de Poudlard. Et d'une bonne partie de l'Angleterre. Personnellement, je m'en fichais un peu même si je n'étais pas particulièrement contente que de simples moldus débarquent au château en ne sachant rien de la magie. Je n'étais pas particulièrement fan des molus en eux mêmes et de la situation, mais nous n'avions pas le choix. La seule excellente chose que cette histoire apporta, ce fût que Viktor avait reçu des pouvoirs, et qu'il allait intégrer Poudlard. Je ferais tout pour qu'il s'intègre, car Vik représente tout pour moi.