Partagez | 
 

 Come as you are ! (Leo/ Lillith)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité

MessageSujet: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   Jeu 17 Mai - 17:56

De voir le ciel s’embrasé dans de derniers rayons de jours lui faisait toujours quelque chose, c’est à ce moment précis qu’elle se rendait compte à quel point tout ne tenait a rien, que la beauté du monde se trouvait autour d’elle et non dans des choses futiles. Elle aimerait se battre pour ça, pour ce qui est juste certes, mais pour ce qui est digne. Ne jamais rebrousser chemin, ne jamais douter, rien. Son envie de liberté ne l’avait pas quitté, même après son retour dans l’enceinte de Poudlard.
Lillith était une femme indépendante, elle ne supportait pas qu’on lui dise quoi faire et encore moins quoi penser. Si elle avait réussi à se débrouiller seule dans chaque coin du monde ce n’était pas pour a son retour en Angleterre entendre ce qu’elle devait penser ou faire pour s’afficher telle qu’on lui demander d’être… et puis quoi encore…Allez donc étudier les civilisations maya, vous retrouver nez à nez avec une bande de gobelins sans vergogne qui essaie de vous escroquer, de marchander avec des vagabonds a l’autre bout de la terre pour quelque plantes magiques… Ouais, après ça, on déteste les choses imposées.
Son retour en Angleterre avait été comme une véritable gifle que l’on se prend dans la figure après avoir bu un verre de trop. Elle avait réussi à s’adapter à des conditions extrêmes, à dormir sous la pluie… mais jamais elle n’aurait pensé que le retour aux sources se ferait si violemment. D’abord, elle avait retrouvé son frère et ses parents mais surtout cette absence fulgurante, une absence qu’elle trainait comme un boulet à son pied. Mais c’était déjà une bonne chose puisque cela faisait 1 an qu’elle ne les avait pas revues : sa famille. Elle qui était d’un caractère spontané et franc avait dû apprendre les règles de la diplomatie dans une conversation courante. Elle détestait ça. Elle parlait souvent des choses qu’elle connaissait mais ne se risquait jamais à entamer une conversation sur un sujet dont elle ignorait tout, visiblement ce n’était pas le cas pour tout le monde qui pensaient savoir tout sur tout, cela l’exaspérait.

Lillith ne pouvait se résoudre à rester enfermée, elle qui aimait tellement vadrouiller partout. Rester en place serait, pour elle, un véritable calvaire dont elle ne pourrait s’accommoder. Elle rentra dans son appartement, Elias était sorti elle ne savait où, mais a 28 ans elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui dise tout ce qu’il faisait. Elle avait envoyé un hibou à Léo plus tôt dans la soirée pour lui proposer de se voir. Apres ce qu’il s’était passé entre eux elle avait besoin de retrouver la complicité qu’ils avaient pendant des années tissés. Elle l’aimait beaucoup et elle ne voulait pas qu’une erreur les empêche de se voir comme avant. Bon bien sur elle n’était plus une gamine de 15 ans apeuré a l’idée de vivre dans un monde qui bougeait bien trop vite pour elle, elle n’était plus ce genre de fille. Depuis elle avait pris le taureau par les cornes et été partis faire un tour du monde de 6 années, se cultivant sur tout. Léo et sa famille lui avait manqué, même Elias. Pourtant elle n’avait jamais été proche de lui, elle l’aimait mais aujourd’hui elle était lassée de devoir l’attendre et elle avait fait avec. Parfois Lillith se demandait si ce n’était pas en partie à cause de ce manque qu’elle avait appris à s’assumer seule et a ne vouloir personne dans sa vie. Leo avait été là quand elle se sentait seule, il l’avait épaulé et elle avait confondu amitié avec de l’amour. Elle ne niait pas avoir toujours été attirée par lui, c’est juste que maintenant qu’elle était adulte elle ouvrait les yeux sur sa niaiserie. Ça serait mentir que de dire que ce fameux soir ou ils étaient allé plus loin n’avait pas été agréable, au contraire… Elle avait été bien le temps d’une soirée, mais le retour à la réalité s’était imposée à elle comme une évidence : Il était comme un frère qui veillait sur elle, et ça ne changerait pas, malgré le fait qu’elle soit à présent une femme.


Elle marchait dans les rues de Londres, elle aurait pu transplaner mais c’était trop simple, elle voulait profiter de l’air frais. Elle avait donné rendez-vous à Léo au chaudron baveur. L’air était froid, et la nuit noire faisait circuler une espèce de tension dans l’air que Lillith n’arrivait pas à décrire. Elle arriva au niveau du dit pub et entra. Elle remarqua alors qu’il y avait toujours autant de monde, surtout le soir. Les sorciers venaient généralement après leur travail pour se laisser aller à quelques douceurs gustatives. Hum… elle trouva cependant que le nombre de femmes présentes étaient limitée par rapports aux hommes qui frappé leur choppes de bière ou dégustait leur verre en parlant. Un homme s’approcha d’elle, la jeune femme leva les yeux au ciel et avant même que l’homme a eu le temps de parler, elle se fraya en chemin et se dirigea jusqu'au comptoir.
« -Un hydromel vieillit s’il vous plait.»
Le serveur acquiesça et sortit une bouteille d’hydromel qu’il versa dans un verre.
« - Voila Madame ! Un Hydromel! »
« -Merci… moi c’est mademoiselle… Oh et laissez la bouteille, j’attends un ami »
Elle jeta un sourire éclatant au serveur qui lui répondit du même sourire. Puis se tourna vers l’entrée, rajusta le pli de sa robe noire et chercha une pate à mâcher magique dans sa veste en jean avant de la fourrer dans sa bouche.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   Sam 19 Mai - 9:12

Et tandis que les derniers rayons de soleil couvraient sa chambre d’un fin voile oranger, Leo était affalé sur les draps froissés de son lit, encore chaussé de ses rangers noires. Ses bras zébrés d’estafilades blanchâtres encadraient sa tête profondément enfoncée dans un oreiller de plumes. Paisible, le loup-garou dormait d’un sommeil sans rêve, libéré de ses cauchemars récurrents et des apparitions monstrueuses de cette bête qui prenait possession de lui une fois par mois. Là, il était bien. Ou peut-être était-ce l’effet du joint qu’il avait fumé en corrigeant les copies de ses septième années. Un claquement de bec contre le carreau de sa fenêtre lui fit froncer les sourcils. Il se recroquevilla et posa un poing contre son oreille, maudissant l’insolente créature qui s’acharnait à troubler sa sieste. Un grognement s’échappa de ses lèvres asséchées. Leo se suréleva à l’aide de son coude mais retomba immédiatement sur le matelas en poussant un gémissement de douleur. Son flanc. Son putain de flanc. Il releva son sweatshirt pour découvrir une plaie béante, malheureux vestige de sa dernière transformation. Un filet de sang s’écoulait de la blessure. Du bout des doigts, il effleura lentement les côtes apparentes qui saillaient sous sa peau et ferma ses lourdes paupières, la mâchoire serrée. Ça fait mal putain. Ses doigts tâtonnèrent distraitement le rebord de sa table de chevet, glissèrent sur la surface de bois vieilli, se heurtèrent à sa baguette et se posèrent sur un pot d’onguent verdâtre ; cette recette miracle ne le quittait jamais. Il étala la mixture contre l’entaille sanguinolente et, malgré la brûlure qu’engendrait le remède, il se dépêcha de jeter ses jambes hors du lit, scrutant le hibou qui tentait désespérément de lui délivrer un parchemin. Le volatile agita ses plumes avec dédain, tandis qu’il s’approchait de la fenêtre en traînant les pattes.

Un mot de Lilith. Un sourire vint éclairer son visage tiré par une sempiternelle fatigue. S’aérer ne lui ferait pas de mal, surtout en compagnie de la jeune femme. L’effervescence suscitée par l’affaire Fizwizbiz peinait à se dissiper et les nouveaux sorciers donnaient du fil à retordre aux professeurs ; Leo avait explosé son budget de chaudrons en l’espace de deux mois. Il griffonna une brève réponse au dos du parchemin et libéra le hibou exaspéré par cette interminable attente. Le lycanthrope passa une main sur son menton grignoté par une barbe naissante, embarqua la veste de cuir qui trônait au sommet d’un monticule de fringues et dévala rapidement les marches du château en braillant des ‘j’suis pas dispo, j’suis pas dispo’ aux élèves entravant son chemin. S’il ne regrettait pas la masse de travail imposée par son nouvel emploi, Leo appréciait souffler de temps à autre. Et il n’était pas pédagogue de formation. Après avoir sillonné le marché noir, conclu des alliances louches avec des réseaux de trafiquants magiques ou attendu une paye qui ne viendrait jamais, le jeune homme prenait très à cœur son poste. Malgré son petit problème de poil. De toute façon, les élèves se réjouissaient davantage de savoir que les cours de potions étaient annulés le temps d’une journée pour s’interroger sur l’absence de leur professeur… Il était passé par là et il connaissait les priorités des gamins.

Déjà heureux d’être de retour à Poudlard, berceau de son insouciance arrachée, Leo avait été soulagé de se savoir entouré de deux de ses meilleurs amis, Elias et Lilith. Il les considérait comme sa famille de substitution en dépit de la distance imposée par leurs choix de vies. Ils avaient tous voyagé, certains moins que d’autres, et se retrouvaient maintenant dans l’antre de leur adolescence. Chaque jour, Leo ressentait cette frustration égoïste, cette amertume passagère, semblable à un vent glacé lui déchirant la peau. Il se souvenait de ses années au château, des rires, des déconnades, des premières amours. Il avait la fureur de vivre, ce désir violent de profiter de chaque instant. Et maintenant quoi ? Vaincu par une rage sourde, son optimisme n’était plus qu’un débris de sa « première » vie. Il avait tant envié Lilith, lorsque celle-ci lui contait ses péripéties dans des contrées enneigées ou ses altercations avec des gobelins. Dans ses moments de colère, alors qu’il était enfermé dans une chambre du Chaudron Baveur avec pour seul revenu quelques gallions gagnés illégalement, il avait brûlé quelques unes des lettres de la jeune femme. Par jalousie. Ou désillusion. Pourtant, il lui répondait, s’intéressant à ses découvertes, à ses études, à l’Histoire, sans pour autant évoquer ses propres « aventures » qui méritaient seulement d’être oubliées. Lilith était comme sa petite sœur, l’une de ces femmes pour qui son respect et sa tendresse étaient infinis. Cependant, la gamine délaissée avait parcouru du chemin depuis qu’ils s’étaient quittés : elle avait mûri, elle s’était métamorphosée en une belle jeune femme gorgée d’aventures, et il en était venu à regretter de ne pas l’avoir faite sienne lorsqu’il en avait eu l’occasion. Quoique non, songea-t-il en marchant vers le portail du château. L’amour et l’amitié ne se mariaient pas ensemble, et encore moins si l’attirance ne découlait que d’un désir physique. Elle était sublime mais intouchable, à commencer par lui. Retenant un sourire amusé, Leo transplana à quelques rues du Ministère de la Magie afin de regagner rapidement le Chaudron Baveur.

Leo salua deux ou trois connaissances, adressa un clin d’œil à une serveuse qui lui avait « tenu compagnie » quelques mois auparavant, avant de distinguer la chevelure blonde de la jeune femme au milieu de la foule fortement masculine, orientée vers l’entrée. Après lui avoir adressé un signe de la main, il lui planta un baiser sur la joue avant de prendre place à coté d’elle. Ses iris myosotis dardèrent la bouteille puis la tronche du serveur. « Hydromel vieilli ? T’es sûre que tu devrais pas en rester au jus de citrouille, à ton âge ? » Cette remarque ne l’empêcha pas de verser le liquide dans un verre et de le siffler sitôt fait. À force d’avoir cohabité avec des cadavres de bouteilles pendant plusieurs mois, Leo avait oublié comment déguster l’alcool. À ses yeux, c’était du petit lait. Sa nature de loup le rendait légèrement plus résistant à son emprise, à son grand désarroi. « Et attends que je sois parti pour draguer le serveur, je suis choqué là, couina-t-il en prenant des airs de vierge effarouchée. Alors… tu regrettes déjà tes voyages ou t’es contente d’être redevenue sédentaire ? » Il accompagna ses paroles d’un léger rire. Rester à savoir ce qui était plus dangereux entre une horde de centaures déchaînés, des gosses pré-pubères ou des pré-adultes en pleine folie hormonale.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   Jeu 24 Mai - 16:25




Tout le monde a peur de quelque chose, tout le monde doute à un moment donné, que cela soit un cours instant ou toute une vie. Un Homme sans doute est un homme mort, qui n'existe pas. C'est Ainsi que les choses sont et c'est ainsi que les choses seront toujours.
Les actes passés définissent ils l'avenir? Y a-t-il quelque chose de beau dans la rédemption? Les erreurs, les regrets est ce que tout ça peut être oublié? Souvent on se pose des questions auxquels on ne peut pas répondre, Mais Lillith ne croyait pas à ça. Elle ne croyait qu'en ses convictions, comme tout le monde elle avait fait des erreurs, elle avait eu quelques doutes et quand enfin elle avait compris que cela ne servait à rien de se poser des questions, elle avait grandi et murit spontanément. Elle se fichait à présent de savoir où toutes ses actions la mènerait, elle s'était juste jurée de toujours suivre ses pensées et jamais regretter.
Lillith aimait la fête, c'était un fait. Elle préférait largement les ambiances festives et simple que la mondanité du monde, Elle préférait les personnes spontanée qui ne réfléchissaient pas forcement aux mots qu'ils allaient dire, pour elle, les gens trop aimable n'étaient que des hypocrites et des menteurs. Tous ces sourires forcés, toute cette panoplie du parfait petit citoyen qui fait son devoir... Tu parles, tout ça c'était des conneries, c'est simplement le concours de celui qui se pavane le plus alors qu'en fait chacun crache sur le dos de tout le monde. C'est ce genre de monde que Lillith avait fui elle préférait chercher les choses véritables.
Dans ce Pub, Lillith se sentait à l'aise, elle n'avait aucune envie de partir. L’ambiance conviviale, les choppes qui se frappent, les gens qui rient sans se poser aucune question de savoir vivre mondain...ça c'était pour elle quelque chose d'unique. En l'espace de quelques heures tout le monde se connaissait et personne ne s'amusait à critiquer vicieusement une autre personne. Si quelqu'un avait quelque chose à dire sur une personne il le faisait et finissaient par se taper dessus, elle-même avait connu ça. Une fois, elle avait dû calmer un homme qui était allé trop loin… une bouteille sur la tête cela ne fait pas forcement du bien. C'était aussi simple que cela. Lillith se souvint des parties de jeux qu'elle avait faits en Russie, la vodka aidant à la compréhension des règles, ou pas d’ailleurs. Elle se souvint des longues soirées près du feu dans la cordière des Andes à rire et à s'amuser avec des choses simple. Il n'en fallait pas plus. Puis elle était revenue et les choses semblaient beaucoup plus complexes alors qu’elles auraient du être plus simple. Elle ressentait comme un immense vide, une sorte de manque du reste du monde. Les retrouvailles avec Elias avaient été douces-amères, elle avait compris que son frère s’était ouvert mais à présent de l’eau avait coulés sous les ponts et maintenant elle ne savait plus si elle pouvait croire en lui ou non. Pourtant, gosse, elle aurait donné n’importe quoi pour une petite attention quelconque, mais en vain… Rachelle, c’est le seul nom qui avait toujours touché Elias, le seul et l’unique, toujours et à jamais. Y’avait- il une chance que les deux personnes deviennent proches ? Elle n’en savait rien, c’était assez difficile de se projetait dans le futur, surtout sur une chose qu’elle n’avait jamais connu.
Elle sortit de ses pensées lorsqu’elle entrevit la silhouette mince de Léo, alors un immense sourire apparut sur son visage. Elle le sera une fraction de seconde dans les bras quand il lui embrassa la joue, ses yeux pétillant de malice.

« - tu es en retard ! » la taquina-t-elle. Léo et elle étaient si proches qu’ils auraient pu en un seul regard si quelque chose tracassait l’autre. Bien sûr Lillith enchaina avec l’un de ses rires cristallins. Elle posa son regard bleu sur le visage de Léo qui attaqua à son tour en plaisanterie. « - J’ai 25 ans moi monsieur ! À quel Age crois – tu que j’ai commencé à gouter aux joies Ô si délicieuses, de l’alcool ? Ma tête s’en souvient très bien d’ailleurs ! ». Lillith fit mine de réfléchir un instant puis son sourire constant se réafficha automatiquement sur son visage poupin. Léo venait de se servir un verre d’Hydromel, évidemment celui- ci n’avait pas le même goût divin que ceux que la Blonde avait ramené de Grèce… de vrais nectar. Léo fit une petite grimace digne d’une tragédie corneillienne, Lillith elle éclata à nouveau de rire avant de répondre d’une voix claire et aussi taquine que les mimiques du jeune homme : « -Tu n’étais pas là ! Faut bien que je m’occupe tu sais à quel point je déteste être seule ! Ne sois- pas jaloux, tu as toute mon attention à présent. », La jeune femme lui lança un clin d’œil complice, et se resservit un verre d’Hydromel qu’elle vida en quelques lapées. « - « « sédentaire » arrête quand tu parles comme ça on dirait que je suis une vieille dame qui ne bouge plus de son fauteuil aha ! » Elle mima une canne et vouta son dos avant de reprendre de manière plus sérieuse. « Être professeur c’est une expérience tout aussi enrichissante que les voyages. C’est tout à fait autre chose, je grandis moi-même… je dois toujours réfléchir a ce que je vais dire, à la manière dont je vais agir, mais c’est assez amusant en fait. Bien sûr, je ne compte pas arrêter les voyages, dès les vacances d’été je file… je ne sais pas encore où mais je trouverais ! Puis il faut bien que je rentre au pays un peu, je te manquais trop », elle lui tira la langue et lui lança l’un de ses sourires doux et joueur, l’un de ces sourires que seul Leo pouvait comprendre. « - et toi ? Quoi de neuf ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   Dim 27 Mai - 19:46

Couvrant les tablées conviviales où s’entrechoquaient les chopes de ses iris myosotis, Leo ne put réprimer un léger frisson. Quatre ans auparavant, il s’était fait arrêter ici même pour agression et avait été traîné vers la sortie sur les genoux, tellement il était ivre. Flanagan et les bars, c’était une histoire de haine, de bouteilles cassées, de trafics et de bagarres. Si bien qu’il était incapable de s’y sentir en sécurité. Un étau de peur plombait son estomac à chaque fois que ses pas le menaient à un comptoir où, dos à l’assemblée, il gardait les yeux rivés sur le liquide ambré de son verre. Souvenirs d’une ancienne vie. L’angoisse de croiser d’anciens clients, l’appréhension d’être contrôlé par des aurors, la crainte d’être démasqué. Il ne pouvait s’empêcher de glisser des coups d’œil furtifs autour de lui, comme s’il s’attendait à ce qu’on le vire du Chaudron Baveur. Pour taire sa nervosité, il avala le restant de l’hydromel cul-sec, laissant l’alcool réchauffer son corps décharné. En écoutant la jeune femme, Leo écarquilla les yeux avant de secouer tristement la tête. « Les enfants… ça grandit trop vite. » Lilith avait le mérite de le détourner de ses obscures pensées, sa bonne humeur, semblable à un sortilège d’allégresse, le contamina rapidement. « Et j’suis même pas jaloux d’abord… » Boudeur, l’ancien Gryffondor se renfrogna et tira la langue, à l’instar d’un gamin grognon. Très vite toutefois, un sourire dévoilant toutes ses dents étira ses lèvres. « T’imagine pas à quel point tu as révolutionné les cours de Binns là. Si je t’avais eue à l’époque de Poudlard, j’aurais arrêté de sécher les cours. » Cela dit, entre un ectoplasme grincheux sorti d’une autre époque et une jolie blonde aventurière, le choix ne se posait pas. Il était certain que la présence chaleureuse de Lilith avait rameuté les foules dans cette salle de classe trop longtemps sponsorisée par la Goutte du Mort-Vivant. Une vague de jeunesse s’était abattue sur le château avec l’arrivée d’une pléiade de professeurs à peine trentenaires et issus d’une génération entachée par le sang d’un conflit que personne n’avait anticipé.

« Tu parles, dis plutôt que je te manquais trop. » Clin d’œil. Entre eux, pas besoin de trop parler pour se comprendre. Un regard, un sourire ou une grimace suffisaient amplement. Et ce, depuis toujours. Plutôt paradoxal pour Leo, qui refusait d’entendre parler de sa sœur aînée et qui, au sein des siens, était réputé pour être le seul n’ayant pas une once d’esprit de famille. Poudlard resterait son éternel foyer, le seul endroit au monde où il se sentirait chez lui, protégé. Seule l’Irlande était capable de ravir la place du château, mais trop de fantômes hantaient cette douce et regrettée contrée.
Il était heureux que Lilith ait réussi à s’épanouir. Dans son souvenir, et aujourd’hui encore, elle restait cette gamine un peu renfermée qui courait désespérément après l’amour de son frère, totalement dévoué à une autre. Face à elle, éclatante de fraîcheur et d’indépendance, Leo ressentait violemment l’usure tuant l’ancien adolescent insouciant qu’il était. La fatigue d’une vie vagabonde creusait des cernes noirs sous ses yeux agrandis et brillants, où la malice qui y flottait autrefois s’éteignait progressivement. À vingt-sept ans, il avait la désagréable impression d’avoir vécu. Et non plus de vivre, tout simplement. Je deviens un putain de croûton, songea-t-il en plongeant ses iris clairs au fond de son verre vide. Il l’écoutait sans la quitter du regard, ses commissures relevées en un sourire amusé. Peut-être avait-elle raison. On grandissait, que ce soit pendant un périple en Amazonie ou face à une classe de mômes. Avait-il grandi, lui ? Cette question le perturbait. Il espérait que oui. Il espérait qu’au fond, il était devenu quelqu’un de bien, malgré toutes ses conneries, malgré cette descente aux enfers. Leo passa une main dans sa tignasse ébène et haussa les épaules. « À coté de toi, ma vie est chiante, répondit-il, penaud. Je… hm… j’ai décidé d’arrêter de fumer ce matin, ça c’est plutôt nouveau, et je jure solennellement d’arrêter de coucher avec n’importe qui et que le prochain ou la prochaine, ce sera du sérieux… » Venant de la bouche de Flanagan, allergique notoire à l’engagement et prônant le célibat, cette résolution risquait fortement d’être vouée à l’échec. D’abord sérieux, il explosa de rire. Désinvolte dans son amertume, cruel envers ses propres failles, Leo avala une nouvelle gorgé d’hydromel après s’être resservi puis, jouant du bout de ses doigts avec les rebords de son verre, il leva le nez en l’air, à la recherche d’une anecdote. « Je profite à fond d’un job stable, alors je bouge plus trop. En plus, on doit être des exemples pour nos élèves, tout ça… C’est bizarre que je dise ça n’empêche, après toute la merde que j’ai foutue à Poudlard ! » La fin de sa phrase fut étranglée par un brusque éclat de rire. Quelques années plus tôt, il aurait préféré affronter une horde de trolls sans baguette plutôt que louer une soi-disant stabilité. Il parlait comme un trentenaire avide de poser ses lourds bagages de jeunesse… Pourtant, derrière ses manières négligées et son insupportable désinvolture, Leo tenait vraiment à être la hauteur de cette profession. Longfellow lui avait accordé sa confiance à un moment où il pataugeait, il lui avait offert une chance de tout reprendre à zéro. « T’as une idée pour cet été ? J’étais pourtant convaincu qu’en cinq ans, le seul truc que tu n’aies jamais vu, c’est bien Londres en plein cagnard… » Lâcha-t-il sur un ton moqueur, en se frottant le menton.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   Mar 12 Juin - 18:56

Lillith avait remarqué que le jeune homme ne se sentait pas à son aise. Il faisait beaucoup d’effort pour le cacher mais à vrai dire cela faisait beaucoup trop longtemps qu’elle le connaissait et de ce fait elle avait appris à traduire le moindre de ses gestes. Son voyage dans le monde lui avait appris à percevoir ce que peu de gens pouvaient percevoir, à observer et à lire à travers des tas de petits détails qui pourraient semblaient sans importance. Evidemment, Lillith ne voulait pas brusquer Léo, si quelque chose clocher elle voulait attendre avant d lui en parler, mais voilà il ne semblait pas être dans son assiette. Pourtant, l’atmosphère se décontracta très vite, La blondinette aimait la compagnie de Léo, tout était simple avec lui, il n’y avait pas besoin d’avoir des attitudes particulières. La jeune femme savait comment s’y prendre pour enlever le temps de quelques heures les angoisses de Leo, il ne lui suffisait que de lui rappeler a travers d’un sourire et d’une certaine joie de vivre, que tout n’était pas que monotonie et ombre.
C’est ce qu’elle fit d’ailleurs ce soir-là en jouant de manière enfantine en sachant pertinemment qu’elle ne passerait pas pour une folle furieuse à ses yeux. « Je suis sûre que si ! », elle lui tira la langue répondant à son air boudeur et éclata à nouveau de rire sous les airs de son ami. « Pourtant c’est très bien les cours ennuyeux, je ne vois pas du tout de quoi tu parles ! »
Elle but une gorgée de son verre et fit claquer sa langue sous son palais, elle se retourna une fois de plus vers le jeune homme et afficha un sourire sur son visage poupon, « en même temps la préférence n’est pas difficile, j’adore que tu me préféré a un fantôme ah !si si je te jure ça me touche ! C’est quoi qui t’as permis de faire la différence : le teint livide ou tout simplement la voix monotone ? remarque… nous deux on se ressemble sur ces deux points. Et puis sérieusement, j’aurais été ravie de t’enseigner à l’époque, t’aurais été mon favori ahaha ! » Elle fit un clin d’œil taquin a son ami, c’est drôle comme avec lui elle prenait toujours tout à la légère, elle avait l’impression de retrouver sa liberté dans ses yeux, la liberté qui l’avait guidée toutes ces années, son indépendances : ne pas avoir à cacher ou à se contrôler. Lillith n’avait aucune idée de comment elle s’y prenait mais elle avait quelque chose qui attirait la sympathie des personnes de son entourages, que cela soit ses élèves ou ses amis… le seul qui faisait exception c’était Elias, elle n’arrivait pas à être naturelle avec lui, souriante, vibrante. Il y avait toujours ce « rejet » du passé qui revenait s’immiscer entre eux et qui faisait que la jeune femme n’arrivait pas à lui pardonner. Il se disputait souvent, Lillith était une femme qui avait pris de l’assurance et qui de ce fait était prête à parler haut et fort du moindre petit détail qui pouvait la vexer. « C’est vrai tu me manquais, la solitude c’est bien mais dans certains moment mais c’est vrai qu’une bonne dose de rire me manquait souvent ». Elle étira un sourire sincère et cligna des paupières. Elle pensa pendant quelque seconde que sa phrase avait quelque chose de mélodramatique, ce qui lui décrocha un petit rire nerveux. Finalement son instinct ne l’avait pas trompé, Léo n’allait pas très bien, et encore ceci était un euphémisme. Elle perçu du regret dans sa voix, et elle ne sut pas trop pourquoi mais ça la chagrina. « Peut-être qu’il est temps pour toi de faire des choses un peu folle dans ton quotidien si tu veux le rendre meilleur. Tu sais parfois il suffit juste de prendre les devants. » Elle tapota de son poing l’épaule de Léo afin de donner une dimension plus légère a ses paroles qui pourtant étaient très sérieuse. « C’est bien ! Enfin je suppose… j’espère que tu ne vas pas prendre 10 kilos et gâcher ton allure d’apollon ! Si c’est le cas je ne te connais plus !» elle éclata de rire et fit un clin d’œil, cette plaisanterie était supposée détendre quelque peu son interlocuteur qui semblait fatigué et terriblement las, ce qui en vérité ne la rassurer pas. « N’importe qui ? Wow Monsieur Flanagan le tombeur a eu du monde ! ah ! Et bien c’est tout à ton honneur… tu ne m’en voudras pas si je ne te suis pas dans cette promesse pour t’être solidaire hein » elle lui tira la langue, même s’il y avait eu des ambiguïtés, a présent elle pensait être guérie. Papillonner un peu ici et là était bien assez pour elle. Elle ne doutait pas qu’un jour elle se poserait, mais toute sa vie elle avait recherché la liberté à présent ce n’était pas pour la donner au premier venu qui se trouverait sur son chemin et qui lui jurerait un amour éternel, ce n’était pas ce qu’elle voulait : tous les clichés d’amour, les mots doux et tous ces trucs, ce n’était pas son truc. Avoir une maison et des enfants ? Un chien ? Un jardin fleuri avec balancelle pour y boire le thé ? Hum… pas pour le moment, et elle ne savait pas si elle serait prête pour ça un jour. Ces idées venaient surement du fait qu’elle n’avait rencontré encore personne avec qui elle serait susceptible de s’imaginer vivre quelque chose de fort et de passionnant. « Le fait d’être un exemple ne signifie pas se vieillir, je suis sure que l’on gagne à être spontané avec eux. » elle finit son verre d’une traite et fit une grimace lorsque l’alcool passa dans sa gorge laissant un gout âpre dans sa bouche. « Soit quelque chose m’échappe, soit je ne suis pas au courant, de qu’est-ce qu'il s'est passé ? ». Lilith posa son regard marin sur le visage du jeune homme. Elle appela le serveur qui s’avança vers elle en lui faisant un sourire qui, elle était sure, se voulait séducteur. Elle y répondit avec une œillade douce et légère et commanda un jus de citrouille pour faire passer la brulure dans sa gorge lorsqu’elle avait mal avalé. Le barman fit demi-tour et lui prépara sa boisson avant de revenir souriant vers Lilith. « Je ne sais pas encore… je pensais au Pérou, j’adore l’Amérique du sud, je trouve que la civilisation magique la bas est totalement extraordinaire alors Londres attendra ! Et ne t’inquiètes pas je n’ai pas oublié l’Angleterre en plein été aha ! » Elle réfléchit un instant puis finalement forma ses pensées à voix haute « pourquoi ne pas te joindre à moi cet été? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   Sam 23 Juin - 21:28

Pourquoi tout était si simple avec elle ? Aurait-il sombré, s’il avait parlé ? S’il avait révélé le secret qui le gangrenait d’entrée de jeu ? Leo avait rédigé une dizaine de lettres annonçant à Lilith qu’il était revenu à Londres, qu’il était « différent », qu’il avait besoin d’aide. Des dizaines, et des dizaines de brouillons raturés, de parchemins brûlés, chiffonnés, oubliés, disparus. Et cette intolérable fierté qui lui martelait de ne pas fléchir, de se débrouiller seul, l’avait obligé à ravaler ses appels au secours. Satanée bourrique. Une nouvelle gorgée d’alcool plus tard, le voilà requinqué et hilare, écoutant la jeune femme qu’il avait involontairement comparée à un ectoplasme somnolant. Il s’approcha de l’oreille de son amie, un sourire enjôleur plaqué sur ses lèvres. « Le sex-appeal a fait toute la différence. » Souffla-t-il avant de se redresser. Un soupçon d’ambiguïté planait sur ses paroles, une audace encouragée par l’alcool qui réchauffait sa langue et simplifiait ses pensées. Les amitiés mixtes étaient des terrains difficiles, semés d’embûches, et fragiles à maintenir sans justement sombrer dans le couple qui refuse d’en être. Il trouvait son compte à être un handicapé des sentiments.
Lorsque Lilith lui conseilla de céder un peu à la folie, il secoua vigoureusement la tête. Parce que perdre le contrôle le tétanisait, il préférait anticiper que se surprendre. « Non, non, pas pour l’instant… la routine est supportable. » Il vida son verre d’un trait et leva la main en direction du serveur, pour commander une biéraubeurre, boisson plus sage. Désormais, il n’avait plus à s’inquiéter de son salaire, du loyer, de sa vie, de quoique ce soit. Fut un temps où seul le jour présent importait… et cette période était révolue. Il appréhendait les lendemains, se rassurait dans sa salle de potions, entouré d’une dizaine de chaudrons, traumatisé par la tournure bohème que prit un temps son existence. Il chassa une peluche de son sweater avant de se joindre à l’hilarité de Lilith. Apollon ? Flatté et légèrement gêné, Leo se mordit la lèvre inférieure, souriant malgré tout. Il ne prêtait pas énormément d’attention à son physique, comme le prouvaient sa crinière parsemée d’épis, les cernes noirs qui se creusaient sous ses yeux ou ce début de barbe grignotant son visage. Sans parler de ses fringues qui semblaient insensibles à l’épreuve du temps. Son éternelle panoplie jean noir, Doc Martens défoncées, vieux sweater et blouson en cuir vieilli ne changeait pas, identique à ce qu’il arborait dix ans auparavant, l’énergie du jeune premier en moins. Il entretenait des rapports difficiles avec ce corps qu’il abhorrait depuis l’adolescence, l’épuisant à coup de séances sportives extrêmes ou avec les vomissements qu’il s’infligeait en niant l’évidence : il avait un sérieux problème. « Aucune chance ! J’ai trop travaillé pour cette œuvre d’art… Lâcha Leo, le torse bombé. Mais tu m’aimerais quand même avec de la graisse ! » De sa main libre, il chatouilla légèrement les côtes de la jeune femme, taquin, et pouffa quand elle lui confessa qu’elle ne suivrait pas cette résolution d’abstinence. « Au bout d’un moment, on se lasse de se faire appeler ‘connard’… Y avait cette fille par exemple, que je voyais régulièrement avant Noël. Du jour au lendemain, elle commence à parler de couple, de sorties… je lui ai dit qu’elle se trompait de gars. Tout devient trop compliqué maintenant… ou j’ai un problème avec la monogamie. » Conclusion songeuse. Ses yeux, rivés sur un trio féminin à quelques mètres de là, se plissèrent. Il n’était pas le genre à tenir la main. Il n’était pas le genre à s’attacher. Fuyant l’engagement comme la dragoncelle, Leo préférait claquer la porte plutôt que jouer un rôle qui ne lui correspondait pas. Sa dernière véritable relation remontait à plus de six ans, autant dire une éternité. Sa vie sentimentale, régie par le chaos, ne tournait qu’autour du sexe et Merlin sait à quel point il pouvait être un goujat si l’envie l’en prenait. Ou il avait juste peur. Peu importe, il se satisfaisait de son célibat et de ses plans foireux. « En parlant de tombeur, ce type (Il pointa discrètement le serveur du menton.) va sûrement t’offrir un verre avant la fin de la soirée… » Murmura-t-il en suivant le gars des yeux avec un sourire narquois. Leo la fouine se réveillait, observant avec minutie les gestes du jeune homme. C’était tout à son honneur : Lilith était ravissante, les œillades intéressées étaient plus qu’excusables – tant qu’il évitait de la reluquer… Le professeur de potions reporta son attention sur son amie, grimaçante après avoir reposé son verre. « J’ai été l’une des pires têtes à claque de Poudlard et me voilà professeur, ironique, hein ? Mais j’étais pas trop méchant. Juste chahuteur. » Leo éclata de rire. Adolescent, il avait fait les quatre cents coups dans l’enceinte du château, alignant les heures de colle, les récurages de trophées ou les interdictions de Quidditch lorsque son comportement dépassait les limites de l’acceptable. Insolent et malicieux, il débordait d’énergie et de joie de vivre, clamant qu’une vie méritait d’être vécue. Mais l’espiègle étudiant s’était effacé derrière l’adulte instable, enfermé dans une prison qu’il avait lui-même érigée. « Petite joueuse ! » Lança-t-il, moqueur, lorsque le serveur posa un jus de citrouille devant elle.

Il but une gorgée de biéraubeurre dont la mousse laissa une moustache onctueuse au-dessus de sa lèvre. Elle n’avait pas tort, la spontanéité était appréciée des étudiants. Leo parlait d’être un soi-disant exemple, mais il s’endormait parfois pendant son propre cours les veilles de pleine lune et s’était fait plusieurs fois surprendre en train de cloper pendant les pauses. Tu parles d’une image à donner. Il essuya la mousse d’un revers de manche avant de hausser les sourcils, surpris par la proposition de Lilith. Décidément, que ferait-il sans cette fille ? Il l’adorait. Elle avait ce truc indéfinissable qui calmait les ardeurs de la bête prisonnière de son corps. Un don. Sa bonne humeur occultait ses pensées les plus amères et bien qu’elle l’ignorait, il lui en était indéfiniment reconnaissant. « Aller au Pérou ? Ce serait génial ! On verrait des lamas… » Pas de Machu Picchu pour Leo. Des lamas lui suffiraient. Il n’avait pas quitté l’Angleterre depuis… depuis des siècles, songea-t-il. Huit ans en réalité. Pendant que Lilith sillonnait les contrées les plus éloignées, il se morfondait à Londres, luttant contre la dépression qui le minait. Et il avait toujours souhaité se rendre en Amérique du Sud pour son incroyable culture sorcière ; de nouvelles plantes, de nouvelles créatures, le rêve pour un potionniste amateur de sensations fortes. Le Pérou évoquait autre chose que les lamas, cependant. Sa sœur aînée, à qui il n’adressait plus la parole, y était briseuse de sorts depuis quelques années maintenant. Il rêvait souvent de leur réconciliation, même s’il avait cessé d’y croire. Déracinés de leur contrée gaélique, les Flanagan gagnaient à s’éloigner les uns des autres, ou peut-être se fuyaient-ils. Leo restait pourtant proche de son frère, qui lui avait évité bien des emmerdes. Mais il n’était pas le seul à vivre dans une famille explosée… son regard s’arrêta sur le visage détendu de Lilith, soucieux. « Au fait… ça va avec Elias, en ce moment ? ‘Fin… comme t’es revenue et tout… » Il osa la question en esquivant le ton mélodramatique et la main réconfortante sur l’épaule, histoire de ne pas sombrer dans un pathos ridicule et malvenu. Appelons cela la pêche aux infos désintéressée.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   Jeu 5 Juil - 15:34

Il était si simple de sourire a la vie et d'essayer d'oublier le temps de quelques minutes qu'il y avait un fort contraste entre ce qui était bon et ce qui était mauvais pour une personne. Cela faisait du bien de se libérer du poids des erreurs passées, d'une vie que nous ne voulions pas ou bien de regrets qui a présents restés enfermés dans une bulle temporelle qui ne reviendrait jamais vers le haut du sablier. Une fois qu'on avait réussi a laisser couler, a s'abstenir de tout mauvais jugements et qu'on avait réussit pendant quelques minutes a oublier tout les points d'ombres que la vie infligeait, il n'y avait plus qu'a réitérer sans cesse la même expérience. C'était certes difficile mais cela permettait une bien meilleure vision des choses et c'est ce que Lillith voulait toujours donner aux gens qu'elle côtoyait : de l'optimisme et de la joie de vivre... Trop de personnes existaient sans vivre, trop de personnes vivaient sans profiter, sans explorer les zones de bonheurs qui ne cherchaient qu'a être découvertes. tout ça n'était qu'un gachi selon la jeune femme... Évidemment que tout les monde avait des cicatrices, des blessures qui faisaient plus mal que n'importe quel poignard, dague, flèches, balle, hache, épées, etc, en plein coeur. Mais voilà, la vérité c'était que l'agonie ne résolvait aucun problèmes, se morfondre en attendant son heure ne faisait qu'empirer la douleur qui sévissait. Un sourire pouvait régler tout, dire "stop" pouvait régler tout, se débarrasser de cette complexité dans lequel certains aimaient être.
Lilith était comme ça, a prendre chaque point positif même des plus mauvaises choses, la seule chose sur laquelle elle n'avait pas réussit a faire l'impasse était Elias... Elle ne savait pas sur quel pied danser avec lui. Léo s'approcha d'elle et lui murmura quelques mots a l'oreille, son sourire déjà présent s’étala encore un peu plus et ses yeux pétillèrent. Elle préférait a présent penser que cette ambiguïté entre eux n'était que le fruit d'une complicité et d'un lien très fort qui les unissaient et qui leur permettait d’échanger quelques paroles parfois indécentes... c'était du moins ce qu'elle essayait de se mettre en tête, sachant pertinemment qu'il lui faudrait une grande dose d'antidote pour le chasser de son esprit de façon complète. " tu rigoles? y'a rien de pire que la routine... le jour où je vois un certain quotidien s'échapper je vais me jeter sous la massue d'un troll, ça mettra du piment dans ma vie. " une fois de plus ses éclats de rire percèrent les alentours avant de s'atténuer doucement, comme un murmure. ils allaient blagues sur blagues, fou rire sur fou rire comme des gosses qui se retrouvaient après avoir fait une bêtises dont ils étaient particulièrement fier, mais après tout c'était ce qu'ils étaient ensemble : des enfants qui s'amusaient en se foutant du reste du monde le temps d'une entrevue. " ben j'espère bien! " Elle tapa de son poing le torse que Léo afficha pour se moquer de lui même,puis, quelques seconde redevint sérieuse : " évidemment que je t'aimerais quand même... mais essaie quand même de ne pas virer en sumo, vraiment, j'aurais de serieux problèmes en rations quand tu viendrais manger aha. " il la chatouilla et la jeune femme se tordit dans tout les sens,elle ébouriffa la chevelure du jeune homme et lui tira la langue en signe de contre attaque. La discussion s'apaisa et un ton plus serieux se fit ressentir, Lilith écouta son ami, le sourire aux lèvres. " le principal problème des femmes c'est d'espérer être unique pour l'homme qu'elle côtoie, espérer le faire changer, y'en a pas mal... rien a voir avec ton problème avec la "monogamie" " elle leva ses doigts en l'air et fit un signe de guillemets avec un sourire aux lèvres, le regard pétillant. Léo se redressa et montra de la tête alors le serveur du bar a Lilith, le même qui ne faisait que lui adresser des sourires et des œillades depuis le début de la soirée. " j'espère bien, il est craquant tu trouves pas? ". Elle adressa un signe de main vers le comptoir où le jeune serveur la fixait du regard, un grand sourire s'afficha alors sur son visage. " boarf, t'étais jeune c'est normal! qui n'a pas franchit la limite des règles? " Elle se joignit aux rire de Léo, elle se souvenait qu'elle enviait cette désinvolture a Poudlard, cette manière qu'avait Léo de se fichait quelque fois des conséquences du moment qu'il faisait des choses plutôt amusante? elle se doutait qu'Elias avait prit part a toutes ces aventures, mais il ne lui en avait jamais parlés alors Lilith s'abstint de toute analogie entre Léo et son frère. " hey! j'avais un mauvais goût sous la langue! "
Elle observa le jeune homme et souria lorsque celui-ci laissa de la mousse de bieraubeurre. " je te propose une excursion au pérou et tout ce que tu trouves a me dire c'est "on verrait des lamas" ? " Lilith éclata de rire. " non mais sérieux ça serait vraiment cool! Il y a tellement de choses a voir là-bas." Elle adorait la culture magique des sorciers d'amerique du sud, cela pouvait paraitre ancestral pour des sorciers occidentaux mais leur degrés de magie restaient très puissant et a ne pas négliger dans les affaires magiques. Elle connaissait pas mal de sorcières qu'elle respectait pour leur magie. la conversation prit une autre tournure lorsque Léo prononça le prénom de son frère, Lilith se crispa quelque peu. " Ben... comme chien et chat. Je ne sais pas trop ce qu'il attend de moi..." Elle attrapa son verre et bu une gorgée.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   Mer 11 Juil - 15:54

Pour une soirée, une seule soirée, il se décida à réveiller l’adolescent qui sommeillait dans un coin de sa mémoire. Avec Lilith, il oubliait sa lycanthropie, les Cabots Anonymes, ces huit dernières années… elle était l’antidote à son spleen. Sa volubilité lui arracha de francs éclats de rire, tandis qu’il trempait ses lèvres dans sa biéraubeurre. Son sourire et son entrain étaient si communicatifs que le malaise de Leo s’estompa doucement. Elle était parvenue à capter toute son attention ; il ne songeait plus aux mauvais souvenirs qu’il gardait du Chaudron Baveur, ou de la crainte d’apercevoir des visages qu’il souhaitait oublier, seule le rire de la jeune femme occupait son esprit. S’il semblait convaincu que la routine avait ses bons cotés, Lilith s’employa à détruire ses illusions. Et elle avait raison, dans le fond. Quoi de pire qu’un quotidien réglé comme du papier à musique ? Il fallait bien se recevoir quelques cognards dans la figure, parfois. « Promets-moi de ne jamais te jeter sous la massue d’un troll, lança-t-il, hilare. T’as pensé à ton visage ? Je veux bien t’aimer amochée, mais faut pas pousser Merlin dans le filet du diable quand même… » Ils formeraient sans doute le plus beau des couples laids, si elle choisissait de se faire défigurer et qu’il décidait d’arrêter l’exercice. Charmant !
Il ne put s’empêcher de sourire, lorsqu’elle défendit la cause féminine. Changer un homme… certes, il comprenait. Mais feignant l’insensibilité à ce baratin romanesque, il secoua la tête. « Vous êtes trop romantiques… Ça me tue. » Le vilain garçon leva les yeux au ciel avant de boire une dernière gorgée de sa biéraubeurre. Leo n’était pas un goujat dans le sens classique du terme ; il l’était quand ça l’arrangeait. Autant il était tombé amoureux, autant il préférait ne pas s’embêter avec des histoires niaises. Certaines personnes valaient le coup, d’autres non. Voilà sur quoi reposait sa philosophie – légèrement foireuse, je vous l’accorde. Les relations amoureuses lui prenaient très rarement la tête. Normal : il n’en cherchait pas ou les fuyait comme la dragoncelle.

L’Amérique du Sud renfermait sûrement des trésors insoupçonnables. L’histoire des anciennes civilisations, le choc des cultures… un tel voyage le faisait rêver d’avance. Lorsqu’il habitait aux États-Unis, Leo avait côtoyé un monde très proche de la mentalité britannique et en même, très éloigné. Il avait étudié de manière différente et appris des tas de choses sur leur histoire, sans parler des nombreuses plantes découvertes pendant son cursus avancé de potions. Il regrettait de ne plus vivre dans cette incessante quête de l’expérience, mais il ne pourrait blâmer personne d’autre que lui-même pour s’être freiné si violemment. « Mais les lamas, c’est génial ! J’ai vu des tas de créatures magiques, et jamais de lamas… Et vu la chance que j’ai, le premier que je verrais me crachera à la figure ! » S’exclama-t-il dans une grimace dégoûtée. La perspective de ce voyage l’enchantait. Surtout en compagnie de Lilith, avec qui la fête serait au rendez-vous, aussi bien en pleine expédition que le soir, lorsqu’ils se perdraient dans un petit village sorcier caché au cœur des montagnes… « Ce serait parfait, » souffla-t-il, songeur. Peut-être reprendrait-il goût à l’aventure, par la même occasion. De légers échanges, l’atmopshère s’alourdit légèrement, lorsqu’il évoqua Elias. Leo regretta de ne pas s’être mordu la langue ou de ne pas s’être étranglé avec le restant de sa biéraubeurre… Difficile d’être impartial quand le frère était votre meilleur ami d’enfance et que vous considériez la sœur comme la vôtre – malgré la légère ambiguïté qui subsistait entre eux. Déjà, à l’époque de Poudlard, il reprochait énormément à Elias de ne pas s’intéresser à Lilith, qui grandissait dans l’ombre de Rachelle. Près de dix ans s’étaient écoulés, et il pensait que la relation fraternelle des Stark se serait améliorée avec le temps. Le ton de la jeune femme confirma ce qu’il redoutait : cela ne fonctionnait toujours pas. Il s’abstint de toute remarque, n’ayant pas le cœur à juger l’un ou l’autre. Leo n’était pas le mieux placé pour donner des conseils familiaux… il n’avait pas adressé un seul mot à sa sœur aînée depuis qu’il avait quitté Poudlard. Pas une lettre, rien. Pour des conneries. « Je ne pense pas que ce soit à toi de faire le premier pas, de toute façon. » Se contenta-t-il de répondre, en posant doucement sa main sur le bras de la jeune femme. À chaque fois, il se plaçait de son coté, et elle savait qu’elle pouvait compter sur lui. Cependant, la conversation prenait une tournure qui ne lui plaisait pas. Lilith avait répondu de façon si laconique qu’il préférait ne pas s’aventurer davantage sur ce terrain. Si elle souhaitait vraiment se confier, elle le ferait. Dans le cas contraire… de l’alcool ferait l’affaire. « La prochaine tournée est pour moi ! Il leva un doigt en direction du serveur. Des shots d’Everclear, de vodka et de whiskey pur-feu par ici ! Et deux verres à shot vides. » Pris de court par cette étrange demande, le barman amena lesdits shots, attrapa les bouteilles et commença à les remplir, sous le regard malicieux de Leo qui soudainement, retrouvait l’air espiègle de ses seize ans. Déjà plus ou moins enivré par l’hydromel et la biéraubeurre, il était déterminé à s’asséner un dernier coup dans la tronche. « Quand j’étais aux États-Unis, je bossais dans un bar sorcier, commença-t-il en alignant subtilement les shots devant lui. Et avec un pote américain, on a essayé des tas de mélanges, mais y en a un qui est devenu célèbre. Alors, tu prends l’Everclear, il versa l’eau-de-vie au fond d’un des verres vides, un peu de vodka, tu termines avec le whiskey pur-feu… et après… Leo fouilla dans l’une de ses poches et en extirpa une petite boîte de dragées surprises de Bertie Crochue qu’il posa sur le comptoir. C’est le pire… Le jeune homme se saisit de sa baguette, piocha un bonbon et murmura un vague « confringo ». La dragée n’était plus que de la poudre colorée, dont il saupoudra délicatement le shot. On l’a appelé l’Endoloris ! » Il fit glisser le verre vers son amie, avant de préparer le sien. Les dragées apportaient un arrière-goût amusant, qui coupait net la violence du breuvage. Ou tout du moins… selon le parfum. Par le passé, Leo était tombé sur les goûts vomi, poivre ou sang de gobelin... ragoûtant.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   Dim 22 Juil - 20:32

Lilith était une femme avec un mental plutôt fort. Elle ne se laissait jamais marcher sur les pieds. Lorsqu’une idée la titillait, elle n’abandonnait jamais et ne prenait jamais la fuite, au contraire elle se donnait tous les moyens nécessaires pour atteindre son objectif. En plus de ça, elle avait un instinct infaillible, tout les a priori qu’elle avait sur une personne se manifestaient toujours comme étant véritable. Elle ne lâchait rien, elle n’était plus une petite poupée fragile à manier avec précaution, non vraiment pas. Elle était clairement et distinctement une femme mûre et réfléchie et son apparence douce et délicate jurait parfaitement avec sa détermination et son caractère de feu. Ses soirées avec léo étaient les meilleures de toute son existence, c’était les moments où elle oublier qu'elle avait changé radicalement de vie depuis 6ans et qu'elle retrouvait ce petit grain de folie qui lui manquait lorsqu'elle étai en classe. Difficile de ne pas apprécier Léo... elle se demandait si des gens pouvait lui en vouloir de quoi que ce soit, son air si décontracté, sa spontanéité... non vraiment elle ne pouvait voir Léo autrement que comme le pitre qu'il était quand il était jeune, celui avec qui elle pouvait passer des heures a rire. Il ne le savait pas mais Lilith avait beaucoup copié sur lui, sur cette personnalité qui lui avait toujours plu. " hey! dis donc toi! je ne te permet pas! je serais magnifique avec une face de crêpes et un nez aplatit!" elle mis un coup de poing delicat dans l'épaule de Léo et se joignis a son rire. Perpétuellement ces deux là se taquinaient sans jamais s’arrêter, c'était leur manière a eux de s’échapper du quotidien qui parfois se faisait trop lourd dans leur vie. " Rassure toi... Je suis de ton avis, et je n'ai pas envie de me précipiter non plus. mais je suis sure qu'au fond en creusant bien tu es romantique..." elle fit une pause sérieuse et devant l'air de Leo, elle éclata de rire " non j'plaisante c'était une blague! quoique... on sait jamais, les miracles tu sais..." Elle lui tira la langue mais finalement Lilith n'en pensait pas moins, elle était sure qu'un jour le pauvre homme serait décontenancée par une femme ou un homme et qu'il en perdrait son latin. Lilith adorait la compagnie simple de Léo : pas de chichis, pas de baratins inutiles, pas de prises de becs, pas de mensonges... juste lui et elle autour d'un verre dans un Pub. Ils étaient deux mais leur complicités dépassait souvent l'entendement, elle était comme une soeur pour lui, il était un de ses repères fondateurs dans sa vie, il l'avait toujours aidé a surmonter chaque obstacle de son existence et a présent sa co]nfiance en lui était aveugle, elle espérait qu'il trouverait la stabilité dont il avait besoin. " Je suis sûre que non... ça sera toi qui lui crachera dessus en premier! Aha! mais si c'est le cas rappelle moi de prendre mon appareil photos pour immortaliser la tête que tu tireras! " Elle éclata de rire a la simple pensée du regard un peu paumé de Leo devant un lama ravie d'avoir trouvé une victime sur laquelle se rincer la bouche. Hilarant. Elle espérait que ce projet aboutirait, après tout ce n'est pas avec des "si" qu'on réalisait quelques chose mais en prenant les rennes de sa propre vie en laissant au placard les "demain" ou les "non je ne peux pas". "je te le confirme, ça sera parfait, on fera même griller des marshmallow sur un feu en chantant des chansons locales... et si tu es gentil je te laisserais même jouer de l'harmonica." Elle pouffa de rire incapable d'être sérieuse, puis finalement se souvint des soirées passées dans des tribu indiennes encore en vie qui racontait leurs légendes en scandant a tu tête... Elle se ravisa de préciser ce détail a Leo qui a coup sur se ficherait d'elle pendant le reste de la soirée. Elle sentait l'alcool l'envahir quelque peu, mais cette chaleur se refroidit vite lorsque Leo aborda le sujet tabou avec Lilith : Elias... son frère. Elle ne le montra pas mais le fait de prononcer le prénom d'Elias la calma quelque peu sur sa jovialité. Elle esquissa tout de même un sourire en essayant de ne pas laisser ses phalanges se contracter. " Non ça c'est sur ... mais franchement... même s'il revenait je ne sais même pas comment je le prendrais. " Elle laissa échapper un bâillement, elle n'aimait pas sentir ce froid qui s'etait installé a cause de la conversation. Elle n'aimait pas parler d'Elias et elle, d'abord parce que c’était ennuyeux a mourir et ensuite parce que Lilith prenait très mal leur dispute et a chaque fois elle en ressortissait meurtrie plus que ce qu’elle ne voulait laisser entendre. Leo comprit alors qu'il ne fallait pas rester sur ce point la de la discussion et commanda des shooters, de quoi revigorer leurs moral. " qu'est ce que tu fais?" intriguée la jeune femme se demanda pourquoi Leo commandait autant de verres d'un coup ainsi que des shooters vides, apparemment le barman qui lui faisait de l'oeil n'avait pas non plus capter quoi que ce soit, ce qui rassura Lilith en se disant que finalement ce n'etait pas a elle de se mettre a la page. Lilith écouta soigneusement les consignes de son ami tout en pouffant de rire, elle n’était pas la dernière pour tenter les expériences de ce genre. " Aha! Excellent! " Lilith approcha le breuvage de son nez et essaya de sentir ce a quoi pouvait bien avoir gout le dragée que leo venait de dissoudre, malheureusement, l'odeur de l'alcool couvra la subtilité du parfum de la dragée. " bon ben... a la tienne! " Lilith porta le liquide a ses lèvres et le vida d'une traite, l'alcool brula sa gorge et pendant un cours instant la blonde cru que quelqu'un lui avait arracher le ventre tellement la brulure se faisait intense... puis un arrière gout s'intensifia et lui décocha une grimace qui en disait long sur le parfum sur lequel elle était tombé. " l'endoloris hein? Ben il porte bien son nom ... Serumen le gout de la dragée! on peut dire que tu sais les choisir." elle fit une grimace de dégout et fit claquer sa langue sur son palai. Une fois le gout évaporé elle se tourna vers Leo une mine éclatante " A toi! " et lui tendit un verre.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   Mer 1 Aoû - 0:57

Leo grimaça. Lui, romantique ? Ouais. Il n’était pas convaincu. En revanche, il était plutôt doué pour détruire ses relations… dommage que l’on ne puisse pas en tirer un peu de fierté, il était champion toute catégorie. C’était presque plus amusant que s’engager dans une ennuyeuse vie de couple. Ce sarcasme intérieur se mêla au rire cristallin de Lilith. Faussement grognon, Leo fit la moue. Il ne comptait pas sur un possible miracle pour réanimer sa vie amoureuse où régnait chaos et infini désespoir. Finalement, le célibat lui seyait plutôt bien. « Blablabla, bougonna le sale môme. Aussi romantique qu’un Magyar qu’on réveille à coups de doloris. Si tu veux, je me poserais quand toi tu te poseras, et on vivra la fabuleuse aventure amoureuse ensemble ! » Ils étaient jeunes. La trentaine ne les guettait pas encore, et il n’était pas certain que ce soit suffisant pour les forcer à bâtir un avenir à deux. Les notions d’engagement, de mariage, s’étaient amoindries avec le temps. Leo n’y croyait pas. Restait à savoir en quoi il croyait. En l’amitié. Comme celle qui l’unissait à Lilith qui, dans une autre vie, aurait probablement été sa femme idéale. Belle et intelligente, taquine et légère, ce rempart indéfectible derrière lequel il pouvait protéger le gamin facétieux qu’il était. Elle était l’un des piliers de sa vie, il n’imaginait pas être séparé d’elle. Parfois, il se demandait ce qu’il aurait fait, si elle n’était pas la sœur d’Elias. S’il l’avait rencontrée plus tard, s’il avait décidé de briser les barrières qu’il avait lui-même érigées. Peut-être qu’une histoire aurait pu fonctionner. Peut-être pas. De toute façon, ils avaient éclairci les choses et en dépit de quelques ambigüités, leur relation demeurait inchangée et s’en nourrissait même. Pas de non-dits, juste des plaisanteries, des regards, que seuls eux deux pouvaient comprendre. Et c’était parfait ainsi. Il ne se risquerait pas à compliquer une si bonne entente, un brin particulière. « Je joue divinement bien de l’harmonica… je suis même en concert la semaine prochaine, je te chanterais de belles chansons d’amour. À nous deux, on fera un malheur. » Ajouta-t-il, charmeur. Était-ce utile de préciser qu’il n’avait jamais touché un harmonica de sa vie ou qu’il chantait uniquement avec un ou deux grammes d’alcool dans le sang ? Il s’esclaffa. « Blague à part, mon espagnol n’est qu’un baragouinage infect… C’est dur d’être Irlandais de nos jours. Déjà que même les Anglais te comprennent pas… » Râler contre ses voisins britanniques était l’une des spécialités de Leo. Toutefois, son accent et son débit rapide ne facilitaient pas la tâche. Quant à la langue de Cervantès, il bafouillait seulement quelques formules de politesse incorrectes. Autrement dit, Leo était une brèle. Et dire qu’il parlait couramment l’irlandais… Au Pérou, le gaélique ne lui serait pas d’une grande aide. Lilith se débrouillait mieux que lui, sur ce terrain-là, et il la laisserait tout traduire. Puis il irait chercher un lama.

Il observa la jeune femme tester le soi-disant savoureux mélange en se mordillant la lèvre, s’empêchant de rire. Il anticipait déjà sa réaction. Jouer avec l’alcool et préparer des potions n’était pas si différent dans le fond. « À notre foie… que nous torturons depuis des années ! » Et après ces paroles solennelles, il vida à son tout le shot. Le cocktail lui arracha la gorge. Dégoûté par un arrière-goût métallique familier à bon nombre de fêtards se réveillant la tête dans la cuvette, Leo ouvrit la bouche, la langue pendouillante et les yeux exorbités. Et ce n’était pas le pire qu’il avait en réserve… La plupart de ses recettes naissaient dans un shaker et se terminaient avec une friandise. Il trouvait ce mélange plutôt sage comparé à d’autres trouvailles, mine de rien. Il prit une profonde inspiration. « C’est terrible. Absolument immonde, haleta le jeune homme. Je me souviens qu’une fois, on avait tellement abusé que mon patron m’a foutu dehors, au milieu des poubelles, pour décuver. Va savoir comment je me suis retrouvé dans une taverne, à discuter avec des harpies… J’étais tellement bourré que j’aurais pu coucher avec l’une d’entre elles… » Lorsque Leo était ivre, il lui arrivait plus d’aventures en une nuit qu’en un mois de sobriété. Il ne restait pas allongé dans le caniveau à attendre que quelqu’un daigne le ramasser… il bougeait. Il gesticulait dans tous les sens, était incapable de tenir en place et chaque objet, chaque visage équivalait à la découverte du Saint Graal. Il s’extasiait devant tout et n’importe quoi, abruti par les effets néfastes mais ô combien euphoriques. Il voyait soudainement le monde sous une autre lumière et tout était sujet à l’émerveillement le plus total. À Los Angeles, il s’était extasié quinze minutes durant devant la beauté d’une plaque d’égout. Une photographie, perdue dans son bordel, immortalisait un instant simplement mythique : un Leo agenouillé sur l’asphalte, décriant la magnificence de cette œuvre des hommes. Il s’était endormi dessus, après cet émouvant discours. Grimaçant, il repoussa le shooter et, malgré un léger enivrement qui lui picotait les membres, il redemanda une biéraubeurre. « Et si ça se trouve, je l’ai fait et je me souviens plus. » Réalisa-t-il, choqué par ses propres paroles. Réprimant un frisson de dégoût, il s’empressa d’avaler une gorgée afin de chasser le goût âpre de son détonnant cocktail. « Mais je parle à une habituée, non ? Nos copains russes doivent être sacrément marrants avec un coup dans le nez… Ne m’abandonne pas dans mes souvenirs pitoyables et rassure-moi… la vodka fait des ravages, hein ? Même sur les belles plantes blondes ? » Oh oui, raconte-moi. Nos conversations débiles me manquent. Leo s’en foutait, de déblatérer sur ses gueules de bois, sur son pathétisme. En fait, il se marrait bien, en y repensant. C’était si loin. Et pourtant si bon à se rappeler. Cette époque où tout était à sa portée, où il pouvait courir comme un dératé sur Hollywood Boulevard sous une lune pleine et ronde, qui ne lui dévorait pas encore la raison. Lilith ne jugeait pas, et lui non plus. Il pouvait débiter toutes les conneries que sa stupidité lui permettait, il pouvait narrer ses prouesses d’alcoolique raté et se transformer en comique, le temps d’une soirée. « Ce mec te mate tellement que j’ai mon instinct de frangin protecteur qui se réveille un peu là… » Grommela-t-il. Leo darda le serveur d’un regard glacial, avant de secouer la tête. Il ne déclencherait pas un esclandre au pub mais il n’appréciait pas ses œillades appuyées.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Come as you are ! (Leo/ Lillith)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Come as you are ! (Leo/ Lillith)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» EVENT : La Flamme de Tout Être (PV : Lillith & Roxane)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
“ FIZWIZBIZ „ Ϟ and you jerk it out. :: there's no place like london :: chemin de traverse :: le chaudron baveur-