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 we were kids. time to grow up.

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Rafael J. Andrade
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MessageSujet: we were kids. time to grow up.    Mar 8 Mai - 21:06


Noreen & Rafael.

Neuf heures moins cinq. Rafael sortit en courant de sa salle commune. Dans tout juste cinq minutes il avait rendez-vous avec la préfète des Gryffondor pour leur première ronde du semestre. A grandes enjambées il parcourut les cachots, évitant in-extremis les élèves qui traînaient encore au coin des couloirs. Un Serpentard comme lui ne pouvait arriver en retard. Il refusait catégoriquement l’idée que Noreen puisse lui faire une quelconque remarque quant à sa ponctualité. Question de principe. Si ces gnomes de première année ne lui avaient pas posé dix-mille questions sur les escaliers farceurs du château il n’en serait pas là, essoufflé à monter les marches quatre par quatre. Neuf heures moins deux. Enfin le grand hall s’offrait à sa vue. Ses yeux scrutèrent chaque parcelle de l’endroit au millimètre près – tels deux minutieux détecteurs de personnes. Personne, c’était le cas de le dire. Satisfait l’adolescent ralentit avant d’aller se poser négligemment contre un mur en attendant que Breckenridge daigne pointer le bout de son nez. Il ajusta son pull dont il retroussa les manches, pris d’une soudaine bouffée de chaleur post-effort. Rafael jeta un coup d’œil à sa montre : il était l’heure. Noreen n’était pas là. Levant la tête il aperçut Phoenix au loin qui traînassait près de la Grande Salle avec, tiens, Ulysses. Pour une fois les deux semblèrent coopérer et en un signe de main saluèrent le préfet des Verts avant de s’engouffrer dans les escaliers. Andrade sortit son insigne de préfet de sa poche avant de l’accrocher à son pull. Il était temps d’aller faire régner la loi sur le château. A cette idée un mince sourire se glissa sur ses lèvres. Son rôle de préfet lui affublait parfois des devoirs dont il aurait aimé pouvoir se dégager : il était certes plutôt doué pour assurer la cohésion et la bonne intégration des élèves au château, mais l’idée de respecter en tous points le règlement lui faisait venir des urticaires. Les soirées clandestines battraient bientôt de leur plein, et il n’avait certainement pas l’intention de s’y soustraire. « Ah ! », la préfète des Rouge & Or était en train de traverser le hall à pas rapides. Le garçon se redressa avant de s’élancer dans sa direction, épaules droites et démarche assurée. « Il était temps, j’ai failli m’endormir. » Sa mauvaise foi pouvait parfois être terrifiante.

Noreen devait avoir quoi, deux, peut-être trois minutes de retard ? Lui-même n’était normalement pas des plus ponctuels, son rythme étant programmé à la nonchalance brésilienne. Il aimait se coucher tard et se lever tard, sauf l’été, où le soleil du matin était prêt à lui faire faire des folies. Mais leur relation était telle qu’au moindre faux pas, au moindre détail de travers, l’un se réjouissait de réprimander l’autre. Sept ans qu’ils se connaissaient, sept ans qu’ils se côtoyaient, sept ans que ça durait. Deux gamins, en somme, têtus comme des mules. ‘Et c’est très bien comme ça’, pensa Rafael. D’un vague signe de main il indiqua un couloir pour voir avec la Gryffondor quelle direction prendre en premier, mais à vrai dire il n’attendit pas sa réponse et commença à marcher. Pourtant, quiconque connaissait un tant soit peu Rafael savait qu’il n’était pas spontanément si méprisable. Derrière ses lèvres se cachait souvent un sourire et une voix musicale qui en faisait rêver plus d’une. C’était comme si, avec Noreen, il jouait un personnage dont l’entière mise en scène était le fruit d’années d’entraînement. Poussé par ses frères à se comporter comme un crétin dès son premier voyage dans le Poudlard Express il ne s’était plus soutiré à son rôle, répondant avec vigueur au tempérament bien trempé de la Gryffondor.
Au détour d’un couloir plutôt silencieux ils furent interrompus par Peeves qui ne semblait que trop souriant. Le fantôme leur fit un signe enjoué avant de continuer son chemin rapidement. Rafael se stoppa et se retourna, fronçant les sourcils, jusqu’à ce que le fantôme disparaisse au travers d’un mur. « Il avait l’air trop heureux… » murmura-t-il en se retournant vers Noreen. Pour la première fois depuis les quelques minutes qui avaient marqué le début de leur ronde il avait réellement cherché son regard. L’air de dire, « qu’est-ce que t’en penses ? on le suit ? ». Le garçon se pinça la lèvre. Il n’avait vraiment pas envie de se lancer dans une course poursuite avec l’esprit le plus insupportable de Poudlard, mais s’attirer des ennuis pour négligence dès les premiers jours de la rentrée n’était pas non plus dans ses priorités. Las, il haussa des épaules et finit par annoncer « Bon, de toute façon c’est trop tard, on l’a perdu. » Puis en un sourire il ajouta « A coup sûr il doit être à la recherche des nouveaux arrivants pour les accueillir dignement… » Pour Peeves, avec ces anciens moldus qui découvraient la magie, le château devenait clairement un terrain de jeu. Malgré tout, cette histoire l’amusait. Un peu d’animation à Poudlard ça ne faisait de mal à personne. Longfellow lui-même semblait satisfait de la situation actuelle. L’adolescent recommença à marcher, le visage néanmoins légèrement retourné vers celui de Noreen, sa curiosité l’amenant à se demander ce que la Gryffondor pensait de cette affaire.


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Dernière édition par Rafael J. Andrade le Sam 26 Mai - 17:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: we were kids. time to grow up.    Mer 9 Mai - 10:50


Je ris aux éclats, en oublie l’heure. Je jette un regard amusé vers mon amie qui, comme à son habitude, est en train de faire le pitre devant nous. Elle a toujours été comme ça, se fichait d’être complètement ridicule tant qu’on rigolait. Cette fille était une petite merveille. Soudain, Elena, une amie se trouvant à ma droite, me tapote l’épaule. « Tu as vu l’heure ? » Je secoue négativement la tête, puis lève les yeux vers l’horloge murale de la salle commune. Oh non, neuf heures moins deux. L’année commençait bien ; voilà que j’allais être en retard pour ma première ronde. Qui plus est, cette ronde ne se passait pas avec n’importe qui. J’avais été choisie avec Rafael Andrade. Quel bonheur… L’oubli de l’heure était peut-être un signe de mon inconscient qui, encore une fois, me rappelait que je n’avais pas envie de m’y rendre. Je ne sentais pas cette soirée. Passer plusieurs heures avec ce garçon que j’appréciais à peine ne m’enchantait guère. Loin de là. Je me lève et d’un pas rapide, sors de la salle commune. Tout ce que j’espère, c’est que les escaliers ne vont pas encore une fois, en faire à leur tête. Par chance, ils restent tranquilles. Enfin, j’aperçois Rafael au bout du couloir. Je ralentis le pas. Je ne veux pas apparaître devant lui en courant comme une forcenée. Je ne veux pas non plus qu’ils croient que je puisse avoir, en moi, une quelconque hâte de le rejoindre. Je pensais qu’il serait bien plus en retard que moi. Je m’étais peut-être trompé sur son compte, finalement. Avant même que j’arrive complètement à sa hauteur, il s’élance vers moi. « Il était temps, j’ai failli m’endormir. » J’hausse les sourcils, ne prenant pas la peine de répondre à son ironie. Qu’il s’endorme, cela me ferait des vacances. J’aurais cent fois préféré avoir à faire la ronde seule qu’avec lui. Sa présence m’était peu supportable. Je ne me souvenais pas d’un seul instant où j’ai pu l’apprécier. En réalité, notre relation a mal commencé, et ne s’est jamais vraiment amélioré depuis. Rafael était un garçon que je jugeais stupide et malpoli. Accueillir une fille en l’insultant de « sang-de-bourbe » n’est pas vraiment des plus élégants. Je ne lui avais jamais pardonné cette incartade, certainement parce que je croyais qu’il pensait encore ce qu’il avait dit, ce jour-là. Qu’il soit sous l’influence de ses frères ne m’était jamais venu à l’esprit. Après tout, à onze ans, on est encore un enfant mais on a assez de jugeote pour comprendre ce que l’on dit. Du moins, moi, j’en avais eu.

Nous marchions sans un mot dans l’un des grands couloirs de l’école quand notre route croisa celle de Peeves. Je pousse un soupir. Il fallait toujours qu’il se montre dans des moments peu propices. Je n’avais guère la tête à le pourchasser et essayer d’empêcher ses manigances, toutes plus absurdes les unes que les autres. Peeves était encore un enfant pour moi, enfin un enfant fantôme. Je me demandais s’il grandirait un jour mais je suppose qu’il restera ainsi pendant toute sa mort. Il paraît qu’en mourant, nous gardons notre propre personnalité. Peut-être Peeves était-il mort en organisant une farce qui a mal tourné ? « Il avait l’air trop heureux… » La voix de Rafael me sort de ma rêverie. Nos yeux se croisent. Il me semble qu’il cherche à avoir mon avis. J’hausse les épaules, n’ayant pas plus que lui envie de courir après le fantôme farceur. Rafael confirma ce que je pensais, en déclarant que nous l’avions perdu, de toute façon. « Si on nous demande, on dira qu’on ne l’a pas vu. » De toute façon, il était probable que nous ayons encore des tas d’occasions dans l’année pour attraper Peeves en fragrant délit. Ce soir, je n’avais pas envie de m’énerver pour si peu. Je voulais commencer mon rôle de préféte doucement. J’étais fière de porter l’insigne, mais je ne me voyais pas courir après chaque garnement de l’école. J’avais une vie, aussi. « A coup sûr il doit être à la recherche des nouveaux arrivants pour les accueillir dignement… » Je ne réagis pas tout de suite à cette remarque. Je me demande ce que Rafael pense de tous ces moldus. Peut-être qu’il rumine intérieurement, se demandant pourquoi tant de « sang-de-bourbes » viennent envahir son château. Je me garde pourtant de lui faire la remarque. Les couloirs sont silencieux et je n’ai pas l’intention de provoquer une dispute. Il serait mal vu de se faire remarquer dès la première ronde. Je sens son regard posé sur moi. Qu’attend-il ? Mon avis sur l’affaire Fizwizbiz, peut-être. Je ne vois pas très bien en quoi ça le regarde, mais bon. Ses yeux fixés sur moi me gênent, alors je commence à parler, pour dissiper le malaise qui s’installait en moi. « Je ne sais pas combien de temps va durer cette affaire, mais à mon avis, ça se terminera bientôt. » Je me tourne vers lui et remarque l’étonnement se dessiner sur son visage. Il croyait quoi ? Que parce que j’étais une fille de moldue, j’allais faire la fête avec tous les nouveaux venus. « Être sorcier est un don. Je ne pense pas que n’importe qui puisse le devenir, c’est tout. » Après tout, il peut bien penser ce qu’il veut de moi, je n’en ai absolument rien à faire.
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MessageSujet: Re: we were kids. time to grow up.    Dim 27 Mai - 12:25

Leurs deux démarches rythmaient le silence des couloirs. Lui d’habitude si nonchalant et posé dans sa manière d’agir, devenait en sa présence beaucoup plus nerveux et aux aguets. Comme si cette inimitié qu’ils avaient tissé avec Noreen au cours des années le rendait quelqu’un de tout à fait différent. Avec elle il se cachait derrière le masque du parfait héritier Andrade que voulait faire de lui son père : épaules droites et pas rapide, sourcil haussé et moue hautaine. Les Andrade ne sont pas n’importe qui. Les sang-purs ne sont pas n’importe qui. Il n’est pas n’importe qui. Malgré tout ce souci des apparences, au fond Rafael se souciait surtout de ce que les gens pensaient de lui, en tant que personne. S’il y avait bien une chose que le brésilien n’aimait pas, c’était que, justement, on ne l’apprécie pas. Peut-être y avait-il une part d’égocentrisme là-dedans, mais il se sentait beaucoup trop concerné par le mépris des gens à son égard. Et Noreen, eh bien elle se hissait à la première place des personnes le méprisant. Aussi, partager ces quelques moments avec elle le rendaient complètement irritable.

« Je ne sais pas combien de temps durera cette affaire, mais à mon avis ça se terminera bientôt. » Le Serpentard faillit s’étouffer. Merlin, il espérait qu’elle ait tord. Comme si ça allait être aussi simple de rattraper tous ces milliers de néo-sorciers et leur retirer un à un des pouvoirs. Mustard avait réussi un coup de maître, et trouver une contre-recette à sa farce n'avait rien de facile. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres. Son père et les sang-purs n’allaient sûrement pas laisser une telle chose se faire. Cette perte de contrôle sur la Grande-Bretagne était l’un des meilleurs moments qu’ils vivaient depuis la fin de la Grande Guerre. Après tant de blagues et de dédain dont ils avaient été les victimes, ils avaient enfin trouvé un moyen de se venger. Le bordel. Le boxon. « Etre sorcier est un don. Je ne pense pas que n’importe qui puisse le devenir, c’est tout. » Un rire s’échappa de ses lèvres. « Tu crois au Destin ? » Mince, il s’était promis d’esquiver tout sujet belliqueux, mais apparemment Noreen et lui étaient encore en désaccord sur un point. Le brésilien s’arrêta un instant et planta son regard dans celui de la préfète des Gryffondor. Sourcil haussé, sourire en coin. « Tu penses mériter plus qu’eux d’être une sorcière ? » Le garçon fit un petit mouvement de négation de la tête avant de se remettre à marcher l’air de rien. Le sous-entendu à l’ascendance de Noreen était évident. Il n’avait pu s’empêcher d’y faire allusion. Entendre une née moldue critiquer l’arrivée de néo-sorciers au château avait quelque chose de terriblement ironique. Y avait-il même une question de mérite à devenir un sorcier ? C’était juste un fait, tout simplement un fait. « Tu n’as pas plus de sang sorcier. » Aussitôt dit, aussitôt regretté. Mais Merlin, il était si nerveux qu’il en disait n’importe quoi. Le Vert & Argent chercha à nouveau le regard de la préfète et en un sifflement maladroit murmura « Je suis désolé Breckenridge, ce n’est pas ce que je voulais dire. » Il se passa nerveusement une main sur la nuque. Il n’avait pas pour habitude de perdre son sang froid. Le garçon laissa s’installer un vague silence avant de tenter de se rattraper. « Ecoute Breck – hm Noreen, j’ai vraiment rien contre les nés moldus. Donc même s’il est un peu tard maintenant, je m’excuse, pour ce que j’ai pu dire il y a longtemps. On n’est qu’un petit con à onze ans. » Il parlait presque machinalement, rapidement, confus. Lui qui n’était pas du genre à s’excuser venait de faire une énorme concession. Mais s’ils étaient obligés de faire toutes ces rondes ensemble, autant que l’ambiance soit moins à la dérive. Tandis qu’une espèce de boule d’angoisse lui nouait l’estomac le brésilien tenta un vague sourire. La balle n’était maintenant plus dans son camp.




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Noreen S. Breckenridge
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MessageSujet: Re: we were kids. time to grow up.    Mer 30 Mai - 15:43

Je réprime un bâillement. Il semble que je n’ai pas encore dormi suffisamment la nuit précédente. J’ai passé ma soirée sur un devoir de potions, à rendre pour aujourd’hui. J’avais pris du retard, et je n’aimais pas ça. J’ai toujours préféré travailler en avance, en prenant ainsi le temps de faire les choses bien. Mais cette semaine, j’avais été très occupé. Il me fallait m’habituer au rythme des préfets, et moi qui avait toujours l’habitude de travailler avant d’aller m’amuser avec mes amis, voilà que toute ma routine était chamboulée. Si je voulais continuer à passer du temps avec mes amis, je devais remettre mes devoirs à plus tard. Et vice-versa. Les rondes me gâchaient toutes mes soirées. Mais j’admets que, pour rien au monde, je ne rejetterai ce rôle. J’étais bien trop fière d’en être arrivée là. Le silence pesant qui s’était formé entre nous se brise lorsque nous évoquons l’affaire Fizwizbiz. Je fronce les sourcils face au rire de Rafael. Vraiment, encore une fois, il se montre méprisant envers moi. Je soupire. Je hais ce garçon, réellement. Je ne préfère même pas lui répondre quand il ose me demander si je crois au destin. Facile à dire, pour lui. Il a grandi au sein de la magie. Moi, elle est arrivée… comme par magie, sans mauvais jeu de mot. Alors que j’étais à deux doigts d’entrer dans un des collèges les plus stricts et austères du pays (mais, paraît-il, que l’éducation y était excellente), on m’a annoncé que je n’étais pas destinée à devenir une simple vétérinaire ou enseignante, mais une magicienne, une sorcière. Le monde m’ouvrait grand ses bras et je ne laisserais pas Rafael J. Andrade se moquer de moi. « Tu penses mériter plus qu’eux d’être une sorcière ? » Il me jette un regard si fier que j’en perds mes moyens. Moi, Noreen Breckenridge. Je perds mes moyens face à un idiot de ce genre. Etonnée, je bafouille : « Non, je … » Je n’avais pas voulu donner une mauvaise image de moi-même. Je savais qu’il s’imaginait que je devais me sentir supérieur aux autres, aux moldus, aux membres de ma propre famille. Mais il se trompait. J’étais loin d’être comme lui. Mais je me borne dans mon silence. Je n’ai pas vraiment envie de me justifier devant lui. A vrai dire, ce qu’il pense de moi m’importe peu. « Tu n’as pas plus de sang sorcier. » Cette fois, je m’arrête en plein chemin. Sa remarque me frappe de plein fouet. Comment ose-t-il ? Je déteste ces prétendus. Je déteste son hypocrisie, sa discrimination. Je refoule l’envie de le frapper. J’entends à peine ses excuses. « Tu n’es qu’un idiot, Andrade. » Je baisse le visage, joue nerveusement avec mes mains. Je reprends lentement ma respiration avant de regarder Rafael à nouveau. « Non, je ne pense pas mériter être une sorcière plus que quiconque. Et merci de me rappeler que je ne suis qu’une fille de moldue, puisqu’apparemment, c’est une honte par ici. » J’arque un sourcil, en redresse mon menton vers lui, lui signifiant ainsi que je fais référence à lui et à sa famille. « Je sais juste ce qu’est d’être une moldue. Vivre dans un monde dénué de toute beauté, où des malheurs et des horreurs arrivent tous les jours n’est pas de tout repos. Le jour où j’ai découvert que j’étais admise à Poudlard, ce fut le plus beau jour de ma vie. J’avais onze ans et je croyais encore aux contes de fées. J’étais chanceuse. Aujourd’hui, dans mon entourage moldu, aucune de mes amies n’envisagent que la magie puisse exister alors que lorsque nous étions enfants, nous jouions à être des fées, des mages ou des sorcières. » Je me détourne de Rafael, essaie de remettre mes idées en place. Je ne sais pas vraiment pourquoi je me mets à lui raconter ma vie, mais peu importe. Je me suis lancée et ne semble pas prête à m’arrêter. « Je sais simplement ce que tous ces moldus vont ressentir. Ils vont adorer la magie, comme je l’adore. Mais si ça ne dure pas… Est-ce quelqu’un a pensé à cela ? Que va-t-on faire d’eux ? Leur dire que finalement tout cela n’était qu’une erreur et qu’ils doivent oublier ce qu’ils ont vécu pendant quelques semaines, quelques mois ? Tu imagines ce qu’ils ressentiront ? » Pendant mon petit discours, je me suis rapprochée de Rafael et je me tiens maintenant à quelques centimètres de lui. Je le regarde d’un air menaçant. « Mais bien sûr, t’intéresser aux blessures des moldus t’est trop difficile. » J’hausse les épaules et reprend mon chemin.

Rafael me rattrapa pour s’excuser à nouveau. « Ecoute Breck – hm Noreen, j’ai vraiment rien contre les nés moldus. Donc même s’il est un peu tard maintenant, je m’excuse, pour ce que j’ai pu dire il y a longtemps. On n’est qu’un petit con à onze ans. » Il utilisa mon prénom, et cela m’étonna mais je ne fis aucune remarque. Cette fois, il préféra s’excuser pour l’insulte qu’il m’avait lancée dans le Poudlard Express. J’hausse les sourcils, peu encline à croire ses derniers mots. « Vraiment ? Pourtant, il y a quelques minutes, tu semblais penser exactement la même chose…. » Je croise son regard et remarque qu’il a l’air sincère. Je baisse les yeux et ajoute : « Tu as raison, tu étais un petit con à onze ans. » Je le regarde à nouveau et lui sourit légèrement, lui montrant ainsi, sans un mot, que j’acceptais ses excuses. Mais il en faudrait plus que pour que je lui pardonne. Beaucoup plus.

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