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 Aaron Hamish Neruda — C'est moi Simba, c'est moi le roi.

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A. Hamish Neruda
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MessageSujet: Aaron Hamish Neruda — C'est moi Simba, c'est moi le roi.   Dim 6 Mai - 15:22


feat ϟ mathias lauridsen, © peppery ash
Aaron Hamish

Neruda


nom prénoms: neruda aaron hamish joshua âge: seize ans anniversaire: six juin origines: irlandais orientation sexuelle: homosexuel profession ou année d'études: sixième année sorcier/ancien moldu/créature: ancien moldu nature du sang: sang pur moldu connaît la magie depuis: depuis que des bonbons magiques tombent du ciel (aa) possède une baguette: légale patronus: une colombe épouvantard: papa lazarus de the league of gentlemen


ϟ show me some magic !
Oh, mais tiens, en voilà une bonne question, pourtant qui semble si banale. Il faut dire que Hamish n’a jamais vraiment, sérieusement, réfléchi à ce qu’il voulait de plus cher au monde. Quand on lui demande quel est son rêve, il répond dans la seconde qui suit : « voyager dans le TARDIS avec le Docteur » ou encore « me taper Phil de The League Of Gentlemen et Mitch Hewer, en même temps si possible ». Mais si jamais il est aussi chanceux qu’Aladin lui-même – ce qui n’arrivera sûrement jamais, vu la poisse qui l’accompagne sans arrêt – et qu’il trouve un génie coincé dans une lampe vieille comme le monde et rouillée – et tout moche aussi –, qui lui permet un vœu – bah oui pas, trois, ça serait beaucoup trop – il demanderait sûrement de devenir un homme comme Mark Gatiss. Et bien oui. Vous vous attendiez à quoi ? Certains veulent devenir un genre de Batman avec plein de gadgets – ouais, j’avoue que c’était un peu son cas aussi – d’autres disent que si un jour ils ressemblent à Viggo Mortensen, ils peuvent mourir heureux. Alors pourquoi n’aurait-il pas le droit d’admirer cet homme qu’on surnomme également Godtiss ? Ce n’est pas juste le fait que c’est un scénariste et un acteur hors pair, qui lui plait tant – bien qu’il doit avouer que c’est un archi fan de Doctor Who et Sherlock – mais le fait qu’il s’assume complètement, sa façon d’être et son orientation sexuelle. Et que même sans super pouvoirs, il puisse aider des gens qu’il ne connaît même pas, d’une certaine manière. Ouais. Il est sûr que s’il y avait un combat Hulk versus Mark Gatiss, ça serait ce dernier qui vaincrait, et haut la main ! C'est ce qu'il vous répondrait s'il vous lui posiez la question. Cependant...

Hamish se réveilla la tête un peu dans le brouillard. Il se sentait comme au paradis, et pour une fois il n'avait pas le souvenir d'avoir fumer quoique ce soit la veille, ou s'est pris une autre de ces phénoménales raclées. Il soupira de bonheur, et sans qu'il ait pu s'y en empêcher, ses lèvres s'étirèrent en un sourire de béatitude. Combattant son flegme qui lui dicterait de rester allonger là, sur ce sol moelleux et douillet. Il expira lentement, et ouvrit les yeux. La blancheur de l'endroit le frappa de plein fouet, mais étrangement il ne cilla pas une seule fois. Il semblait qu'il était habitué à cette forte luminosité depuis toujours, qu'il attendait depuis sa naissance de se retrouver ici. Car, il ne fallait pas le nier, c'était un endroit vraiment bizarre, louche même. Mais là, il s'y sentait bien. Il se sentait chez lui. Il se leva paresseusement et se rendit compte qu'il marchait sur un immense nuage, ou du marshmallow fondu mais c'est moins poétique.
Il erra pendant un temps incertain – il n'existait pas de notion du temps ici –, sautant, rebondissant sur ce genre de duvet élastique. Il avait bien pensé à se pincer pour se prouver qu'il n'était pas fou ou que ce n'était pas réel. Mais à quoi bon ? Il savait très bien depuis les premières secondes que cela ne pouvait être qu'un rêve. Il ne ressentait strictement rien, même pas la douce caresse du vent sur son visage, ne serait-ce que de la béatitude. Ce qui fut totalement confirmé lorsqu'au bout d'un moment il aperçut deux silhouettes au loin qui se rapprochaient petit à petit de lui. Il fronça des yeux pour mieux les distinguer, et son cœur manqua douloureusement un battant à la réalisation de qui étaient ces étrangers, qui n'étaient pas si étrangers que cela enfin de compte. Il sentit des larmes de joie inonder son beau visage, et plus rien n'avait d'importance à présent, même pas le fait que ce n'était pas réel, juste une image créée par son cerveau. Souriant naïvement, il s'élança dans leurs bras, ne voulant jamais plus les quitter. Jamais à nouveau. Mais il savait inconsciemment, pertinemment, que ce n'était qu'illusion, que ce ne sera pas possible, car elles étaient parties, disparues, mortes. À jamais. Mais à présent, sa mère et sa sœur étaient avec lui, le câlinant pour probablement la dernière fois.
Le matin, lorsqu'il se réveilla, il ressentit une vive douleur dans sa poitrine et avait noyait son visage de larmes, et paradoxalement il pouvait se sentir satisfait. Cela faisait vraiment longtemps qu'il n'avait pas rêvé d'elles. Tellement qu'il avait peur de les oublier, peur de continuer à vivre comme si elles n'avaient jamais existé. Mais il venait de se rendre compte que cela n'arrivera jamais. Il pensait toujours à elles, et elles étaient toujours présentes dans son cœur.


ϟ can i get on your magic bus ?
Non non non. Détrompez-vous. Je vais briser tous vos espoirs et votre imagination sans limites : Hamish n’est pas du tout une créature bizarre, voire mythologique, avec un corps de cheval et un esprit très humain – ah ouais c’est vrai, ça s’appelle un centaure. Il ne possède pas non le don de télépathie ou une force hors du commun – d’ailleurs ses nombreuses bagarres où il a fini avec un magnifique coquard et quelques côtes cassées le prouvent parfaitement. Non, c’est bien un moldu de ce qu’il y a de plus normal. Enfin, avant qu’il bouffe ces satanés bonbons. Bref. Ce dont je veux vous parler et plutôt un don qu’il a acquit durant des années d’observations, sans aucun commentaires ou jugements de valeur, alors qu’il était encore un enfant très calme, carrément réservé en fait. N’ayant pas beaucoup d’amis, il s’occupait comme il pouvait. Mais jouer avec les têtards finit par lasser au bout d’un moment, malgré le fait que cela soit particulièrement amusant. Vu qu’il n’avait pas non plus beaucoup d’amis – une unique vraie et qui le laissait se débrouiller tout seul la plupart du temps pour qu’il devienne un véritable homme comme elle se plait à le dire – son activité la plus distrayante était d’observée attentivement les gens, et plus exactement leurs expressions et leurs comportements. Depuis, il arrive à lire les sentiments et émotions des gens. Mépris, amour, crainte, haine, amitié... Et oui, tout cela peut se lire sur le visage et le corps de chacun. Et c’est encore plus facile avec ceux qu’ils lui sont parfaitement étrangers. Oui, il doit avouer qu’il a bien ri la première fois qu’il a vu un épisode Lie To Me.


once upon a time




Je raconte ma vie comme on fait les rêves au réveil. »

Aaron se pencha par dessus le berceau et plongea son regard émeraude dans celui trop clair de sa petite sœur qui le fixait en retour, en suçant son pouce gauche. Le petit garçon de quatre ans observa la nouvelle née de quelques jours avec admiration, mais cependant il semblait un peu ailleurs. Le regard dans le vague, comme si le joli bébé faisait surgir des souvenirs ou des réflexions en lui. Il ne bougea pas pendant de longues minutes, et elle commença à émettre des bruits, qui ressemblaient plus à des couinements qu’autres choses, pour le faire réagir. Mais il ne changea pas de position jusqu’à ce que sa mère passe dans le couloir et qu’il l’interpelle. « Maman ? » L’intéressée se tourna dans sa direction et lui sourit. Ce sourire qu’il aimait tant, qui réchauffait son cœur et paradoxalement le brisait en mille morceaux, laissant des cicatrices visibles pour toujours. Ce sourire qui lui appartenait. Magnifique en tout points, et pourtant si mélancolique, comme si elle n’arrivait pas à atteindre le bonheur. « Oui mon chéri ? » Il ne s’était pas retourné, ou ne serait-ce que lever la tête pour la regarder, mais la douce savait qu’il écoutait. Attentivement, même. Il continuait tout simplement à fixer sa sœur de ses yeux protecteurs comme s’il empêchait des maléfices de venir la contaminer. Un peu comme s'il était son chevalier servant, en fait. Son fidèle, pour toujours et à jamais. « Pourquoi tu nous as fait Nastia et moi ? » Sa mère ne broncha pas. Ou plutôt essaya de ne pas broncher. Bien qu’elle se voulût rester forte – une mère avait certaines responsabilités envers ses enfants et elle ne voulait pas l’inquiéter – son sourire trembla, rendu plus fébrile. « Que veux-tu dire ? » Pente dangereuse, pente dangereuse. Attention, risques très sévères de chutes, et peut-être même fracture du crâne. Mais maintenant que la conversation était engagée, elle ne pouvait pas y réchapper. Et elle savait aussi pertinemment que quand son fils avait une idée en tête, il n'en démordait pas, même si cela devait prendre des mois, voire des années pour que cela aboutisse. Il savait être patient. C'est une vertu, comme on le dit. Il daigna enfin se retourner et planter son regard dans celui de sa mère, pas méchamment, juste d'une manière placide, mais pas moins curieuse, comme il avait pris l'habitude de se comporter. « Les gens disent qu'ils font des enfants pour sceller leur amour, pour être enfin complètement heureux. Mais toi, maman, tu as l'air si triste... » Elle sentit son estomac se tordre, et elle fit une grimace de douleur. Il est dit que la vérité sort de la bouche des enfants, et qu'également ce sont ceux-là les plus cruels. Mais c'est tout simplement parce qu'ils disent ce qu'ils pensent et qu'ils n'ont pas encore ce problème d'étiquette. Cependant, bien qu'ils soient souvent dits « mignon », parfois on ne sait vraiment pas quoi leur répondre. Du style quand ils posent la question clichée « maman, papa ? comment fait-on les bébés ? » Enfin bref. Donc, vous l'auriez compris, maman Neruda ne savait pas quoi lui répliquer. Ou lui mentir, mais c'était contre ses principes et son fils attendait une réponse sincère. Ou alors lui dire la vérité, mais ce n'était pas forcément mieux. Celui-ci semblant sentir la détresse de sa mère, en eut les larmes aux yeux et alla se réfugier dans ses bras, la câlinant comme si c'était la dernière fois. « Oooh, Aaron. » « Excuse-moi maman, je ne voulais pas te faire de peine. » « Ce n'est rien mon enfant. Ce n'est pas de ta faute. » Il se contenta de la serrer un peu plus fort dans ses bras et de pleurer pour elle. Il aimait tellement sa mère. Sa mère et sa sœur, d'ailleurs. Elles étaient tout pour lui. Lui qui n'avait pas d'amis à cause du travail haut placé de son père dans le gouvernement irlandais, et les gardes du corps qui l'empêchaient d'approcher d'autres enfants. Puis, il fallait avouer qu'il ne pouvait pas être répertorié comme quelqu'un de très sociable. Non, il n'était pas antipathique ni hautain, c'est juste qu'il était quelqu'un d'extrêmement timide, réservé même. Enfin bref. Le travail du père d'Hamish influait beaucoup sur leur vie à tous. En plus de cette première chose, il est vrai que sa mère était très malheureuse. Détrompez-vous, elle ne se faisait pas battre par son mari ni rien. Et elle l'aimait profondément. C'est juste qu'il n'était jamais là, et il lui manquait atrocement. Et quand il rentrait par chance à la maison, ils passaient des heures à se disputer violemment. Au début, cela faisait pleurer pendant des heures le petit Aaron, mais à présent on pouvait presque dire qu'il y était habitué. Presque. Parce qu'on ne peut pas s'habituer à ce genre de choses, c'est tout bonnement impossible. Sauf si vous êtes un psychopathe. Il se contentait alors juste de lire des histoires fantastiques, ou faire des origamis et d'essayer d'ignorer les cris qui lui parvenaient jusqu'aux oreilles et le pincement à l'estomac qu'il ressentait. Néanmoins, tout cela fut définitivement fini, terminé, révolu, lorsque à l'âge de raison, sa mère et sa sœur sont mortes, renversées par une voiture sous le regard du petit Hamish. Le conducteur fut aussi tué sur le coup. Il ne garde pas de souvenirs de cet épisode traumatisant, alors qu'il a une mémoire phénoménale, absolue. Les docteurs parlaient alors d'amnésie post-traumatique. Plus que probable, je dirais. Mais il est quand même au courant de la manière de comment elles sont mortes. C'est tout simplement que, aujourd'hui encore, lorsqu'il essaye d'y repenser, il y a juste la vision de Papa Lazarus qui apparait, kidnappant les deux femmes qui comptaient le plus dans sa vie.



Fais de ta vie un rêve et tes rêves une réalité. »

« Qu'est-ce que tu fais encore planté devant la télé ? Aaron ? Oh ! Aaron ! » L'interpellé se permit de tourner la tête vers son père, et briser le lien fort qui se passait entre lui et sa chère télévision. De toute manière, il connaissait cet épisode de Docteur House par cœur. Cela devait faire la quatrième fois qu'il le voyait. Il gratta le derrière de l'oreille de son doudou fétiche, un éléphant qui répondait – ou pas, hein – au nom de Lilo. Bref. Il répondit sur un ton pas du tout insolent, mais décalé, un peu. « Je préfère qu'on m'appelle Hamish, papa. » Aaron senior n'était pas quelqu'un de très sévère, stricte, ou en provenance de la vieille école. Mais c'est quand même une personne qui savait se tenir, et était parfois très vieux jeu. Il était aussi très difficile de prévoir ses réactions. Mais étant son fils, le petit garçon n'avait pas très froid aux yeux. D'accord. Il fallait bien avouer aussi que c'était à cause de son caractère un peu sur la lune. Il aurait pu se prendre une bonne grosse torgnole dans la tronche, néanmoins, l'adulte ici présent avait décidé de prendre la solution du rire. Et effectivement, c'est ce qu'il fit. Il fut pris d'un fou rire immense, et son fils se contenta de la fixer, en serrant son doudou contre ses bras, sans vraiment trop comprendre ce qui se passait et ce qui venait de prendre son papa adoré. Il fut même tenté d'appeler les pompiers pour voir s'il ne pouvait pas l'aider, parce qu'il était rare de le voir aussi euphorique. Malheureusement, il était trop petit pour attraper le téléphone, et il ne connaissait pas leur numéro. Ouais, bon. Plan à laisser tomber. Lorsqu'il fut enfin calmé, plus ou moins, il demanda à son fils entre deux éclats de rires. « Et pourquoi veux-tu qu'on te nomme par ton deuxième prénom ? » « Parce que c'est cool. C'est le deuxième nom aussi de John et le prénom de son fils fictif avec Sherlock. » Son père haussa un sourcil, puis les épaules, du style : soit, si cela peut lui faire plaisir. Mais en effet, des fois les enfants ont des délires qu'il ne voit mieux pas comprendre. Vous savez, ils donnent un peu l'impression qu'ils sont shootés vingt-quatre heures sur vingt-quatre au LSD. Osef. « Mais ça ne répond toujours pas à ma première question. Pourquoi regardes-tu autant de séries ? » Hamish aurait voulu répondre. Il avait été habitué à répondre à n'importe quelles questions on lui posait. En fait, même aujourd'hui il ne fait pas gaffe des manières, et est un peu brute de décoffrage parfois. Il est dans son monde, comme qui dirait. Mais là... Il séchait. Vraiment. C'est juste qu'il aimait cela. Qu'il était accro aux séries. Il en regardait en tout genre. Ses préférés étaient The League Of Gentlement et Sherlock. Sinon cela allait de NCIS à Glee, en passant par Chuck, Desesperate Housewifes, Plus Belle La Vie et Skins. Quoique son père était un peu réticent à le laisser regarder ce dernier. On se demande pourquoi, tiens. Il était incollable, niveau séries télévisées ! Mais maintenant qu'il y pensait, pourquoi les appréciait-il autant ? Oui, c'était sûrement parce qu'il se sentait seul. Et que jouer dehors ne lui suffisait plus, parfois. Cependant, cela lui faisait travailler son imagination. Et Dieu, qu'est-ce qu'il aimait faire des rêves étranges, ou prétendre qu'il était un jedi venu sauver la galaxie, ou même dessiner Tubbs et Edward.



On se dessine pour se trouver et on rencontre les autres. »

Hamish n'étais pas du genre pessimiste. Depuis sa naissance il n'avait eu aucun ami, pas un seul, et pourtant il ne désespérait pas sur le fait qu'un jour il en aurait. Il l'avait bien vu dans les films : même les personnages les plus solitaires finissent par avoir un meilleur ami. Regardez Sherlock Holmes. Même lui qui est une personne détestable au plus haut point a réussi à rencontrer une personne en or tel que John Watson. Alors pourquoi cela ne lui arriverait pas non plus ? Il suffisait d'être patient, et patient il l'était. En fait, ce jour là il avait rencontré tout une tripotée de personnes, cinq pour être exact. Et jamais il n'aurait pu imaginer qu'il se ferait son premier ami comme cela, surtout qu'au début c'était loin d'être gagné. Cela s'était passé pendant la deuxième année de l'école primaire, sa mère et sa sœur venaient de mourir, il était triste, mais la vie continuait tel un long fleuve tranquille qui parvient à surmonter ses obstacles avec bravoure. Le fait de rentrer à l'école ne l'avait pas changé non plus. Les enfants, bien que du même âge, le regardaient en coin, n'osant pas l'approcher parce qu'il était le fils Neruda. D'une certaine manière, au moins, il ne se faisait pas brutaliser. Enfin, ce qui avait été vrai jusqu'à un certain moment. Alors qu'il était tranquillement assis sur un banc – qui enfin de compte ne semblait pas être un simple banc, mais un de ceux avec une histoire donnée par les élèves de l'établissement – une bande de garçon l'approcha, dangereusement. Il aurait pu faire son petit gosse niais et lui sourire, croyant que c'était enfin des personnes qui s'intéressaient à lui, mais vu leurs airs méchants et leur démarche de racaille, il sut tout de suite qu'il venait de s'attirer des ennuis inconsciemment, malgré lui. Pourtant il ne réagit pas vraiment. Il ne s'enfuit pas en courant à en perdre haleine. Il ne leur sauta pas dessus pour essayer de leur casser la figure non plus. Il se contenta de rester assis sur ce banc, les regarder s'approcher, et étudier leurs expressions. Pas de doute, il allait se faire tabasser. Mais même s'il essayait de partir calmement maintenant, ils le rattraperaient sans problème et lui fileraient un sale coup de poing dans les côtes. Il ne restait plus qu'à espérer que cela passe vite. Oui, je vous le confirme. Hamish était d'une passivité étonnante et terrible. Bien qu'il connaisse aussi bien que les autres la réputation de ce Humphrey et ses trois compères. Lorsqu'ils furent arrivé à sa hauteur, et qu'il devait très nettement la tête et les yeux pour les dévisager, il déglutit. Parce que malgré tout, il était un enfant normal et qui avait peur de se faire mal. Un coup parti de Humphrey sans prévenir, atterrissant sèchement sur sa pommette, et le déstabilisant, de sorte qu'il se retrouve tout d'un coup au sol. Et avant qu'il n'ait pu reprendre ses esprits, il sentit son estomac se tordre en recevant une chaussure violente. Il en eut le souffle coupé. Il n'avait jamais été très habitué à la douleur. Une coupure à cause d'une feuille par-ci, une indigestion de fraises par-là. Mais ce genre de souffrances, jamais... Il en eut les larmes aux yeux, mais c'était un grand garçon maintenant, alors il ne pleurerait pas. On aurait dit que le seigneur qui est au ciel avait entendu sa volonté inébranlable, parce qu'aucun coup ne vint après cela. Un ange venait de tomber du ciel, ou presque, le sauvant d'une fin probablement tragique. Oui j'aime bien faire dans le dramatique, et alors ? En même temps, on pouvait aisément se demander ce que foutaient les profs, quand même ! Cela se déroulait tout de même dans la cour de récréation, enfin bref. L'ange arrivé, qui était une magnifique blondinette, s'avérait être assez fou pour se jeter dans la gueule du loup, et les faire fuir au loin. Bien qu'elle se retrouva avec quelques coups au visage, cela n'amenuisa en rien sa beauté initiale. Mais elle semblait aussi très féroce, enfin pas commode si vous préférez le terme. Déjà parce qu'elle avait réussi à battre quatre garçons très costaud, et par le regard très cow-boy qu'elle affichait. Elle ne lui adressa pas la parole non plus. Et se souvenant de ce que son père lui avait appris, les manières et la politesse, il la remercia en tentant un petit sourire timide. Ce qui apparemment ne fut pas la bonne chose à faire. « T'as rien à foutre sur ce banc, compris ? T'es un mec. Normalement c'est les mecs qui défendent les filles. Pas le contraire. Dégage, chiffe-molle ! » Vous auriez ri si vous aviez pu voir la tête d'Hamish à ce moment-là. Il ouvrit des yeux ronds, complètement ronds, ne comprenant pas du tout ce qu'il venait de se prendre en pleine gueule. Il partit alors, sans demander son reste, en chancelant légèrement. Le soir, après s'être fait enguirlandé par son père et que le choc il se fut inquiété pour lui, il repensa calmement sur son lit aux paroles que la jeune fille lui avait adressées. Elles lui avaient fait plus de mal que les coups qu'il avait reçu. Bon, en même temps il savait que la douleur physique et la douleur psychologique n'étaient pas comparables, mais tout de même. Et puis, comme on le dit : il n'y a que la vérité qui blesse. Et en effet, celle-ci n'avait pas eu tort. Hamish était particulièrement efféminé, ce qui lui avait valu de nombreuses remarques ou un grand nombre de regards mal placés. Mais jusqu'à aujourd'hui, cela ne l'avait pas dérangé. Maintenant, il se posait des questions ? Pourquoi diable était-il si différent ? Cela rendait dingue son père, du coup il avait commencé la capoeira, pour lui prouver qu'il pouvait être viril, entre guillemets. Mais il devait s'avouer qu'il avait choisi ce sport, et pas un autre, pour la danse aussi. Il haussa les épaules et se faufila sous les couvertures, décidant de ne plus se poser de questions comme celles-ci pour le moment. La vie continua, une fois de plus. Les jours passèrent. Et il ne se souvient pas exactement comment cela s'est passé, mais Romane – c'était le nom de son ange apparemment – et lui devinrent des amis. Oui, amis, le mot est bien approprié. Il peut même dire que c'était – c'est – sa meilleure amie. Chose étonnante, n'est-il pas ?



Les hommes ont confiance en eux car ils grandissent en s'identifiant à des super-héros. »

Les choses changent, bien heureusement. Il est facile de rejeter la faute sur les autres, se dire que ce n'est pas à cause de nous, qu'on pourra avancer éternellement de cette manière. Mais non. L'histoire, c'est bien nous qui la créons. Et ce n'est certainement en restant passif qu'on a réussi à être où nous en sommes aujourd'hui. Que cela soit la crise, ou le paradis. Des fois, c'est provoqué par notre simple volonté. Mais cela reste quand même le cas le plus rare, car – crotte de bique – l'humain est un être ultra borné, de nature. Et dans les situations plus générales, c'est causé par un élément déclencheur. Et, je ne vais pas vous le cacher, c'est ce qui est arrivé pour Hamish. Le jeune homme avait à présent quatorze ans, et officiellement gay. Enfin, officiellement, c'est un bien grand mot. Lui, il s'était reconnu homosexuel, sans trop de mal. Parce qu'un de ses amis avaient eu du mal à s'accepter en tant que tel, inconsciemment, et une partie pratiquement schizophrène était née en lui. Ce qui s'en suivit un tas de merdes sans nom. Bon, le principal à savoir c'était que lui allait beaucoup mieux. Il était allé voir un psychanalyste, et il avait finalement accepté le fait qu'il était homosexuel, et maintenant il le criait même sur tous les toits. Comme quoi la vie est étrange parfois. Et du coup, cela avait facilité la tâche au jeune Neruda. Et oui ! Vous n'avez pas rêvé. J'ai bien dit « un de ses amis ». Bon, c'est vrai qu'on ne pouvait pas dire qu'il en avait des masses, mais il avait finalement réussi à convaincre son père de lâcher légèrement sa surveillance, sa protection presque paranoïaque sur lui, de sorte qu'il avait enfin pu approcher d'autres personnes autres que Romane, quand il avait enfin aussi surmonter sa timidité. Les choses allaient de mieux en mieux, comme vous pouvez le constater. Mais cependant, étrangement, il n'était pas totalement satisfait. Une nuit, alors qu'il sortait d'une fête, il fut encore témoin d'un drame, qui se passa sous ses yeux sans qu'il ne puisse rien faire, une fois de plus. Un ami qui venait de sortir quelques minutes avant lui, se faisait agresser par une bande de voyous. Racketté le portable, l'argent... La totale quoi. Mais, cela ne se déroula pas aussi gentiment, aussi bien. Ces voyous, qui semblaient être des amateurs, prirent peur et sortirent les canifs. Du coup, ce pote en question finit à l'hôpital, avec de nombreuses cicatrices dans l'estomac, qui resteront visibles jusqu'à ce que son corps pourrisse sous terre, dans un moche cercueil en bois pas cher parce que ses enfants n'avaient pas assez d'argent pour lui en payer un bien car ils ont dépensé tout leur fric au poker. Bref. Désolé de ce moment de pessimisme absolu. Hamish, blâmant son incapacité totale et sa lâcheté, décida qu'il fallait changer cette injustice insupportable qui régnait un peu partout. Et c'est au nom de ce sentiment de justice qu'apparut la version Hamish.2.0. Plus moderne, plus performante, plus technologique, plus rapide, plus puissante. Elle a tout pour plaire et sera bientôt reconnue dans le monde entier. Oulà. Excusez-moi encore ce moment d'égarement. Il est bientôt minuit, du coup, on commence à être fatigué. Fini le petit garçon renfermé, peu sûr de lui. Bien le bonjour au jeune homme extraverti, toujours souriant, excité, et complètement casse-cou. Du jour au lendemain, il avait changé du tout au tout, sous les yeux surpris de ses proches. Il avait même révélé son côté homosexuel à son père, alors que c'était une des choses qu'il craignait le plus au monde. Et vous savez, le plus drôle dans tout cela, c'est qu'il s'était contenté de sourire et lui dire : « Mais je le savais mon fils, depuis presque toujours. » Inutile de préciser que cette remarque le cloua sur place, non ? Enfin bref. Disparu le Neruda réfléchi. Et il fallait dire, que ce n'était pas un détail, car des idées connes, Dieu sait combien il en a eu. Mais la pire, et la plus comique de toutes, doit être quand même le désir de devenir un super héros pour pouvoir sauver, aider les gens, même inconnus. Ce fut un soir, alors que Romane et Hamish regardaient tranquillement Kick Ass que l'idée lui vint. Mais pourquoi ne ferait-il pas comme ce Dave ? Cela pouvait marcher ! Il était plus intelligent que lui pour se fourrer dans des histoires pas possibles, et il pratiquait la capoeira depuis ses six ans ! Il décida alors de se nommer Simba Hood. Parce que cela claquait sa mère, qu'il défendait les gentils contre les méchants comme Robin Des Bois, et qu'un jour il deviendrait roi comme Simba. Alors voilà. Il avait quasiment quinze ans, et c'était un super héros. Bon d'accord, les choses n'avaient pas été aussi simples. Il faisait plus casse-cou que super héros, entre nous. Il a fini des innombrables fois à l'hôpital, inconscient. Il a dû se casser un peu tous les membres. Mais il était aussi têtu, et cela ne l'empêcha pas de continuer jusqu'à ce qu'un autre événement bouleverse sa vie.



Lorsque vous lui ouvrez la porte, la magie est partout. »

Oui, tout le monde fantasme sur le fantastique. Sincèrement, qui n'a pas déjà rêvé d'être un de ces chevaliers qu'on lit dans le prince Arthur ? Ou un jedi pour combattre les forces obscures de la force ? Ou même un sorcier, mais un gentil cette fois, apprendre à contrôler ses pouvoirs et avoir une baguette magique ? Ne le niez pas. On y a tous, sans exception, déjà pensé. Oui, on a imaginé être une de ces créatures fantastiques, mais jamais on a réfléchi à la possibilité que cela se passe réellement. Et quand cela nous tombe sur le coin de la gueule sans prévenir, il n'y a que deux solutions possibles : soit vous le vivez très mal, vous rejetez ce fait là ; soit vous l'acceptez, vous continuez à vivre mais cette fois en vous disant qu'il existe un autre monde dont vous n'aviez même pas idée quelques secondes auparavant. Donc oui, Hamish les a bouffé ces satanées bonbons, et il a réagi... bien, très bien. Il a un peu pris cela comme un cadeau de Dieu. Dieu qui a écouté son souhait de justice, de vouloir aider les personnes. Il fallait savoir que le jeune Neruda avait toujours été un très gros gourmand. Ceci n'est pas un fait qui avait changé lorsqu'il avait voulu devenir un super héros. On dirait que c'est vraiment sa plus grosse faiblesse. Bref. Donc, lorsqu'il reçut des bonbons aux formes étranges, et aux couleurs plus vives et fluos les unes que les autres dans sa boîte aux lettres, il ne se posa pas de questions. Si son père avait été à la maison avec lui, il l'en aurait sûrement empêché. Parce qu'après les avoir ingurgités – oups, j'ai gâché tout le suspense de l'histoire – il comprit que son père était au courant de cet autre monde magique. Passons. Content que quelqu'un ait la gentillesse de lui offrir un généreux paquet de sucreries qui avaient l'air délicieux et très caloriques, il partit tout souriant, et en dansant légèrement dans la rue, retrouver son amie Romane pour les partager avec elle. Ce qui suivit fut le gros bordel, vraiment. Des choses étranges fit leur apparition. Il pouvait à présent faire voler des objets, flamber son lit par sa propre et unique volonté, et j'en passe. Il fut découvert qu'en fait, c'était un sorcier – oui parce qu'apparemment cela existait – avait envoyé des bonbons ensorcelés aux moldus – il paraissait que c'était le nom de personnes sans pouvoirs – pour leur donner un peu de magie. Hamish explosa de joie à la nouvelle. Ce qui ne fut pas le cas de Romane, qui le prenait plutôt mal et lui en veut encore aujourd'hui. Son père – et lui aussi entre autres – n'arrivant pas à canaliser ses nouveaux pouvoirs, décida de l'envoyer à Poudlard, une école qu'il connaissait de nom et de réputation. En même temps, il ne pouvait que faire confiance dans un cas comme celui-ci. C'est ainsi qu'Hamish quitta l'Irlande pour l'Angleterre. Qui est un magnifique pays, mais sa maison lui manque un peu, il doit l'avouer.



Mes sonnets perdraient de leur charme à être expliqués. »

Hamish ouvrit les yeux brusquement, allongé sur le dos tel un cadavre sur son lit. Il n'était plus fatigué. On pouvait même dire qu'il était complètement reposé. Et cependant, d'après les lumières – ou plutôt l'absence de lumières – qui provenaient des fenêtres, il pouvait dire sans hésitation qu'il était entre très tôt, et qu'il ne devrait pas se lever avant quelques heures. Il poussa un soupir discret pour ne pas réveiller ses compagnons de dortoir, passa une main dans ses beaux cheveux châtains en bataille et s'assit en silence sur le bord de son lit. Son regard tomba sur la personne qui partageait le lit à côté du sien, et un sourire béat, presque naïf et idiot, vint éclairer son visage encore endormi. Ulysses Andrade... Ce jeune homme avait une lourde histoire, et était arrivé à Poudlard en même temps que lui. Qui aurait pu prédire qu'il se trouve un partenaire aussi vite ? Parce que oui. On pouvait bien dire que Ulysses et Hamish étaient en couple. Officiellement en plus. Même s'il ne pouvait pas affirmer qu'il était fou amoureux du jeune homme, il ne pouvait pas nier que son charme ne le touchait pas, et qu'il ne ressentait pas parfois ces petits agréables papillons dans le bas ventre lorsqu'il l'embrassait. S'empêchant de glousser comme une fillette et réveiller les autres, il se leva toujours sans bruit, et descendit dans la salle commune où il entre ouvrit une fenêtre et passa la tête à travers. Il ferma les paupières, appréciant la douce brise du vent caresser sa peau. C'était vraiment un des touchers qu'il préférait. Le vent pouvait être si doux, et paradoxalement parfois si cassant et violent. Il l'enviait. Lui qui était libre et explorait tout ce que bon lui semblait. Il entendit un peu de musique en provenance de il ne savait trop où, et cela lui rappela qu'il avait chorale aujourd'hui, en fin de journée. Un autre sourire heureux vint s'afficher sur son visage à la pensée d'un autre garçon. Un jeune Gryffondor, insupportable qu'il en était adorable. Phoenix et lui avaient eu – et avaient toujours – de nombreuses aventures. Et ce qui devait être qu'une histoire de sexe au départ, commençait à devenir plus profonde. Il le savait, bien que les deux n'en avaient pas encore ouvertement parlés. De plus, comme il était avec quelqu'un d'autre, son histoire avec lui ne pouvait pas être officielle. Et non, malgré ce que vous pouvez croire, il ne trompait pas Ulysses. Enfin, oui et non. Mais c'était autorisé, d'une certaine manière. Même si ce dernier n'était pas au courant de cette histoire. Pas encore, du moins. Il sourit de toutes ses dents. Décidément, cette arrivée soudaine et inattendue de pouvoirs magiques était la meilleure chose qui lui soit arrivée ! Les années avenirs promettaient d'être intéressantes et inoubliables.




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