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 Charly ξ If the city never sleeps, then that makes two

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Charlotte F. K.-Rosehood
Charlotte F. K.-Rosehood
magistrate ϟ admin
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Date d'inscription : 02/05/2012
Célébrité : Bella Thorne
Origine : Sang moldu, sorcier depuis peu
Âge du personnage : 16 ans

MessageSujet: Charly ξ If the city never sleeps, then that makes two   Jeu 3 Mai - 20:19


feat ϟ Bella Thorne, © TWINZ
Charlotte Emily Flora Klein-Rosehood


nom prénoms: Klein-Rosehood Charlotte Emily Flora âge: 16 ans anniversaire: 28 avril origines: anglaises orientation sexuelle: hétérosexuelle profession ou année d'études: sixième année sorcier/ancien moldu/créature: ancien moldu nature du sang: moldu connaît la magie depuis: l'accident des Fizwizbiz possède une baguette: légale patronus: chat roux épouvantard: cadavres


ϟ   show me some magic !
Mon plus grand rêve ? Ben... Oh la la... C'est... C'est super dur, enfin je veux dire hum... Enfin oui quoi, qui peut savoir ce que c'est son plus grand rêve ? C'est pas comme si on changeait pas... Et avec nous nos rêves changent aussi. Vous suivez ? Non ? Oui ben excusez moi, la philo a déteint sur moi... D'ailleurs vous saviez que pour devenir libre, l'homme doit avoir conscience qu'il ne l'est pas ? Si, si, je vous jure, demandez à Spinoza. Enfin bref, là n'est pas le sujet, haha ! Si vous me lancez aussi... Ok, je me lance très bien toute seule. Quoi qu'il en soit, mon plus grand rêve ? Je pense que c'est de changer assez durant le reste de ma vie pour pouvoir continuer d'avoir un "plus grand rêve" jusqu'à la fin, de toujours avoir quelque chose à désirer, au sujet duquel rêver, afin que la vie garde son seul intérêt : aspirer à quelque chose.


  once upon a time

- CHARLYYYYYYY QU'EST-CE QUE TU FOUS ?
- J'arrive, j'arrive !
- Cha', je te jure que si t'es pas descendue dans cinq minutes je pars sans toi.
- LOU ! T'AS PROMIS QUE TU M'ATTENDAIS !
- Je pensais pas que rentrer dans une robe te prendrais aussi longtemps que ça ! Franchement, pourquoi tu mets autant de temps ! T'es toute maigre, me dis pas que ta robe est trop petite ou je t'étripe !
- Je suis pas toute maigre ! Petit gabarit, petit gabarit ! Bon et puis c'est pas parce que mademoiselle pèse trois tonnes qu'elle doit...
- JE PÈSE PAS TROIS TONNES ! Je t'entends rire, arrêtes !
...
- Charlotte Emily Flora Klein-Rosehood si tu ne viens pas tout de suite je pars et tu...
- C'est bon ! Je suis là.
- ... En fait je vais partir sans toi.
- Quoi ?! Mais je suis là !
- Tu t'es vue ? Comment je suis sensée ne pas ressembler à une baleine à côté de toi !
- Mais arrête un peu ! Tu sais très bien que t'es une pure bombe.
- Oui c'est vrai que mes formes voluptueuses te feront paraître tout à fait transparente, je veux dire, moi au moins je remplis mon soutient-gorge !
- Ouais je retire ce que j'ai dis c'est bon. On y va ?
- Ooooh, Charly boude pas !

[...]

- Lou ?.. Lou ? Lou arrête c'est pas drôle !
- ...
- Lou ? Elle tremble ! Elle tremble ! Hey ! HEY S'IL VOUS PLAIT ! Josh, Lou tremble, elle... Elle...
- Oh putain... Charly, va... Va ailleurs, t'es pas en état là.
- NON ! J'irai pas ailleurs ! Josh elle a quoi ? Elle a quoi ? Elle respire plus putain, Josh regarde elle respire plus !
- Charly empire pas les choses, tu fais une crise de panique là !
- MAIS OUI JE FAIS UNE CRISE DE PANIQUE ! MA MEILLEURE AMIE NE RESPIRE PLUS ! APPELEZ LES SECOURS !
- On peut pas appeler les secours, tu as conscience de toute la drogue qu'il y a ? On va tous se retrouver en taule !
- Et toi t'as conscience qu'elle va mourir ? Ouais je vois, je vais les appeler moi les urgences...
- Charly arrête ! Pete, prend Charly avec toi, elle va appeler les urgences !
- LOU FAIS UNE OVERDOSE PUTAIN !
- Viens Charly, reste calme, laisse les faire.
- NON !
- Charly respire, tu vas faire une crise de panique !
- Laisse moi aller la voir... Je...
- Putain, elle a fait un malaise !
- On fait quoi ?
- On se casse, il faut qu'on se casse !
- Et pour Lou ?
- On range tout et on appelle en partant. Tu pourras porter Charly ?
- ... Ouais. Dépêchez vous !
- LES FLICS ARRIVENT LES GARS, TOUT LE MONDE DÉGAGE !

[...]

- Je suis désolée, les médecins n'ont rien pu faire...

[…]

- Charly ma chérie, ça fait plus d'un an déjà... Tu dois avancer, tu ne peux pas rester bloquée sur cet épisode de ta vie... Ce n'est pas ce que Lou voudrait.

On ne sait pas ce que Lou voudrait. Personne ne le saura jamais, quand est-ce qu'ils vont comprendre ? On dirait que c'est une banalité, que les ados de quinze ans meurent souvent d'une overdose. On dirait presque qu'elle n'a jamais existé. Même ses parents avancent, comment peuvent-ils avancer ? Comment peuvent-ils vivre alors que leur fille unique est morte ? Comment peuvent-ils supporter cette idée, l'idée qu'ils ne la reverront jamais, qu'ils n'entendront plus jamais son rire ni sa voix, qu'ils ne sentiront plus son odeur, qu'ils ne sentiront pas cette chaleur en la voyant sourire ? L'idée qu'elle a disparu, et qu'elle ne reviendra jamais ?
Pourquoi tout le monde autour de moi semble oublier déjà les formes de son visage ?

Je ne peux pas. C'est impossible. Elle était ma meilleure amie, mon alter ego. Comment laisser ça derrière soi ? On ne peut pas. Au début, on a l'impression de se renfermer sur soi même, de ne plus se supporter, de s'étrangler avec l'air qu'on respire. Les seuls moments de répit sont ceux où on dort. Alors les couleurs cessent d'éblouir, la lumière cesse d'aveugler, les sons cessent d'assourdir, et les odeurs de provoquer des nausées. Tout est noir, un noir reposant, apaisant. Tranquille. Un noir qu'on a envie de rejoindre pour toujours. Alors, quand au réveil on retrouve l'oppression permanente, quand on reprends conscience, à la lumière du jour, que les semaines s'enchaînent sans changer, sans jamais apporter une pointe d'espoir ou de bonheur, c'est là qu'on commence à penser au suicide.

[…]

Au début, on a pas la force de le faire. On a peur, très peur, tellement peur qu'on oublie presque pourquoi on voulait le faire à la base. Entre temps, on s'est rendu compte que ce n'était pas sur nous qu'on se refermait, mais que les autres se refermaient sur nous. Avec leurs vies qui continuent, leurs sourires qui reviennent peu à peu, leurs morales à deux balles « C'est dur, mais pas insurmontable ! Ça finira par lui passer. ». Mon cul. Vous avez déjà perdu la personne qui comptait le plus à vos yeux ? Non ? Alors ne dites pas que ça passe. Ne dites pas que ça passe, parce que chaque seconde, chaque jour passé sans elle, je me vide un peu plus. On se vide un peu plus à chaque instant, d'abord les sourires et la joie de vivre, puis l'envie de se lever le matin, l'amour qu'on ressent pour les autres, et peu à peu tous les autres sentiments.
C'est quand on est vraiment vide qu'on trouve la force de le faire. On n'est pas tout de suite radical, on cherche une alternative au suicide, parce qu'on croit encore à la phrase débile « Ce n'est pas ce qu'elle voudrait. ». Le plus facile, c'est arrêter de manger, mais en général on a déjà commencé durant la phase de drainage, alors la satisfaction ne dure pas longtemps, même quand on se fait vomir. Au bout de quatre mois, en général, on est lassé et habitué, ça ne fait plus rien. Alors il faut monter d'un cran. Le plus pratique, c'est le briquet. C'est commun, tout le monde en a, et si on choisi bien, personne ne verra jamais les traces. Le mieux, c'est l'intérieur des cuisses. C'est là où ça fait le plus mal, et personne ne viendra chercher ici. Pas à 16 ans, quand on est tellement vide que les autres nous oublient. La sensation que ça procure est incomparable. La flamme embrase la peau fine, et la douleur est fulgurante. On ne ressent plus qu'elle, plus que cette horrible morsure, qui creuse la peau, qui la ronge comme de l'acide, comme si c'était du papier. Et puis, quand le pouce tremble trop pour maintenir la pression, on sent son corps entier s'affaisser, la pression retomber, les muscles contractés pour ne pas crier se détendre. Et là, un sentiment d'extase, d'oubli, de perfection. Il n'y a plus que ça, le souvenir de la douleur, et le bonheur qui la suit, toute la pensée concentrer sur cette petite surface de peau à vif. Il n'y a plus que ça qui existe, et le reste disparaît pour quelques secondes. Lou disparaît pour quelques secondes. On culpabilise alors d'avoir voulu l'oublier, et on se puni encore et encore et encore. Puis un jour ça ne suffit plus. Un tic secoue toujours le pouce qui ne désire qu'allumer une fois de plus le briquet, et c'est de plus en plus difficile de se contrôler en public. Alors il faut encore trouver autre chose. Le mieux, c'est la lame de rasoir. Encore une fois, tout le monde en a. C'est plus dur de le cacher cependant, parce que l'endroit le plus douloureux se trouve sur les poignets et le cou, et puis derrière les chevilles aussi. Encore une fois, la sensation est incomparable. Sentir la lame glacée s'enfoncer dans la chair chaude, sentir ce corps étranger déchirer nos cellules et laisser s'échapper un flot de sang plus ou moins important selon l'endroit choisi, puis sentir la lame se retirer avec un petit bruit de succion, sentir la peau la suivre un peu, tirer avant de lâcher prise. La douleur est telle qu'on en arrive presque au malaise.

Bien sûr, il y a aussi la drogue et l'alcool – mais dans un cas comme le mien, où tout est ma faute, ça ne suffit pas. La culpabilité nous empêche de se faire du bien et de se laisser voler quelques minutes. La douleur est une meilleure punition.

On tient un an comme ça. Puis plus rien de fait effet. On essaye de tout faire en même temps, mais la peur que quelqu'un découvre nous pousse à arrêter. Alors on ne se touche plus, on reste allongé dans le noir toute la journée. On voit une psy qui ne sert à rien, des gens qui s'inquiètent, des professeurs qui nous disent qu'on va devoir repasser l'année.
Alors il y a une seule solution : faire semblant d'aller bien.
Et chercher un moyen d'en finir.

On retourne au lycée, on rattrape ses notes tant bien que mal. L'avantage d'être intelligent, c'est que ça vient tout seul, facilement. On recommence à sortir, parce qu'être jolie ça sert aussi. Les gens arrêtent de s'inquiéter et te foutent la paix. C'est là que tu peux passer à la deuxième phase du plan.
Au début, tu essayes de faire une overdose. J'ai essayé de faire une overdose. Prendre des doses trop grosses et mélanger avec de l'alcool, ne rien manger de la journée avant. Ça n'a jamais marché. On dirait que mon corps évacue tout au moment où les effets commencent à apparaître.

Alors on cherche autre chose.
On ne mange presque plus, et quand on mange c'est de la merde, des bonbons, des gâteaux, qu'on vomit la plupart du temps.
Et puis on trouve la solution.

Tout le monde te fais confiance, maintenant, pense que tu es remise. Alors ils te laissent seule chez toi. Toi tu sais où ton père range les cordes, tu sais qu'il y a un crochet au grenier. A partir du moment où c'est décidé, où tu sais que ça va se faire, un calme et un bonheur exaltants t'envahissent.
Pour ton dernier repas, tu as choisi de bien manger. Un paquet de bonbons était atterrit dans ma boîte au lettre ce matin là, alors j'avais choisi de les prendre en dessert. Les bonbons étaient jolis, colorés, attirants, si bien que je n'avais pas pu attendre que le repas cuise pour en manger quelques uns. Après avoir fini mon assiette, j'avais fini le paquet, puis j'étais retournée dans le garage.
Je n'avais pas prévu de lettre, je n'en avais pas besoin.

En montant sur le tabouret et glissant la tête dans le nœud coulant, je me rappelle m'être surprise a espérer que quelque chose arrive, n'importe quoi, qui puisse m'empêcher de mourir, me prouver que je ne méritais pas ça, que ce n'était pas ma faute, au fond.

Mais le tabouret est bien tombé quand je l'ai poussé, et la corde s'est bien resserrée autour de ma gorge, et l'air à bien commencé à monter, et il a arrêté de passer dans ma gorge, et ma tête a commencé à tourner, et la panique à monter. La sensation d'étouffer est horrible. On se rend compte de ce que ça veut dire « être vide ».

Et puis, d'un coup, une grande lumière jaune-orangée, une brûlure autour du coup, et le choc du sol sous son dos, l'air qui pénètre à nouveau douloureusement dans les poumons, la sensation encore plus affreuse de se remplir à nouveau. La confusion.

Au début, j'ai cherché quelqu'un à côté de moi, quelqu'un qui aurait coupé la corde. Mais il n'y avait personne. C'est alors que j'ai remarqué la corde brûlée. J'ai senti l'effroi monter en moi, l'incompréhension. J'ai senti le cri se former, puis se briser dans ma gorge encore trop fragile. Je sentais encore la brûlure sur mon coup, mais je ne savais plus si elle venait de la pression de la corde ou de sa subite combustion. J'ai essayé de crier une nouvelle fois, et cette fois un son rauque, comme un croassement, est sorti. Et ça a été l'explosion. Tout brûlait autour de moi, dans un vacarme assourdissant, comme si des explosifs avaient été placés un peu partout dans le garage. A chaque nouveau cri, une nouvelle explosion.

Dans la panique et la peur, j'ai quand même remarqué que pas une seule étincelle ne m'avait effleurée. Et quand j'ai entendu les pompiers arriver, je suis sortie du garage par la porte arrière, en passant à travers les flammes sans une égratignure.

[…]

Pourquoi avoir fuit les pompiers ? A cause de la sous alimentation, des brûlures, coupures, mutilations en tout genre.

Quoi qu'il en soit, ce soir là, j'ai dormi dans la rue. Il faisait froid, et j'ai senti une fois de plus la panique m'envahir. Les flammes qui ont englouti le journal à côté de moi m'ont immédiatement calmée, et en même temps que la peur s'enfuyait, le feu s'est éteint, peu à peu.

C'est là que j'ai compris que j'étais la cause des explosions.

[…]

Quand je suis rentrée, le lendemain, j'ai dis que j'avais dormi chez une amie et que je n'étais pas là la veille.
Le feu avait brûlé toute les preuves de ma tentatives de suicide.

[…]

Un mois plus tard, mes parents m'ont amené une lettre bizarre, avec un cachet de cire.

« Mademoiselle Charlotte Emily Flora Klein-Rosehood,
Suite à de malencontreux évènements... »


Poudlard.

[…]

Mes parents ont accepté l'idée très rapidement. Moi aussi. Je guettais avec impatience les moments où la magie allait refaire surface. J'étais tellement fatiguée que Lou m'a laissée en paix. Je n'ai touché ni à un briquet, ni à une lame de rasoir jusqu'à l'arrivée à Poudlard, jusqu'à aujourd'hui.
J'ai recommencée à manger.

Et j'ai recommencé à croire.

_______________________________

Charlotte est joyeuse. A la base de fond, après la mort de Lou, sa meilleure amie, en surface. Elle est très intelligente, presque surdouée à vrai. Pour elle, la magie représente un nouveau départ, un espoir que la vie peut continuer. Personne ne voit ni ne sait qu'elle a été dépressive, suicidaire ou autre. Elle a bien sûr toujours ses cicatrices, mais parvient à les cacher. Pour tout le monde, Charly est la fille toujours de bonne humeur, partante pour absolument tout - bêtise ou non - si elle n'est pas celle qui en est l'origine. Elle est maladroite, mais à toujours le sourire et est pleine d'énergie. A vrai dire, même si elle s'est forcée pendant un moment à paraître ainsi, et qu'elle se force toujours un peu, la magie lui transmet quelque chose qui lui permet de tenir et de remonter lentement la pente, et de redevenir la fille qu'elle était. Et étonnement, elle commence même à oublier Lou...
Bien sûr, il est indispensable que son secret ne soit pas découvert... Ou tout serait fini pour elle.